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Un étude dénonce les inégalités de genre dans le secteur littéraire en Écosse

Heulard Mégane - 29.07.2019

Edition - Société - ROAR - étude femme autrice - égalité homme femme


Une étude récente dévoile que dans un pays, l’Écosse, composé à près de 51,5 % de femmes, seulement 37 % des 454 ouvrages publiés en 2017 ont été écrits par des femmes. Selon le groupe ROAR, qui lutte contre les inégalités dans le milieu littéraire, ces données révèlent une inégalité entre les sexes, dans le milieu du livre écossais, toujours persistante. 

hamonazaryan1 de Pixabay 


Les résultats ont été partagés par le groupe ROAR (Represent, Object, Advocate, Rewrite). Ce dernier a été formé en 2016 et travaille à combattre les inégalités dans la création littéraire et l’édition écossaise. Les membres viennent de Scottish PEN, Creative Scotland, Scottish BookTrust, Waterstones, Glasgow Women’s Library et d'autres organisations.

L’étude, Women of Words: Gender equality in contemporary writing and publishing in Scotland, a été menée par la chercheuse et doctorante, Christina Neuwirth de l’Université de Stirling. Elle a été financée par the Arts and Humanities Research Council du Royaume-Uni et la Scottish Graduate School for Arts and Humanities.
 

Une sous-représentation des femmes dans l’écriture


Selon les résultats, le genre dans lequel les femmes sont le moins représentées en Écosse, est la non-fiction, avec seulement 4 femmes publiées en 2017, contre 30 hommes. Dans le genre thriller, policier et crime, le nombre d’hommes publiés est le double de celui des femmes. Et dans la catégorie humour et livres de sport, aucune femme n’a été publiée, contre respectivement 8 et 10 ouvrages publiés par des hommes.  

Seuls deux genres étaient plus représentés par les femmes que par les hommes : la non-fiction narrative (9 femmes pour 1 homme publié) et les romans d’amour (11 autrices pour 3 auteurs). Deux autres genres étaient quant à eux plus équilibrés : la littérature pour enfants (40 femmes et 37 hommes publiés) et la fiction historique (5 hommes et 5 femmes).
 

L’étude s’est également penchée sur l’analyse de la couverture médiatique de la littérature écossaise en 2017. Les journaux nationaux The Herald et The Scotsman ont publié des articles sur 604 livres d’auteurs : 65 % des auteurs examinés étaient des hommes et 35 % étaient des femmes.

Dans ces journaux, 86 % des critiques ont été rédigées par des hommes et 14 % par des femmes. Dans l’ensemble, 58 % étaient des critiques de livres d’auteurs de sexe masculin, rédigés par des critiques de sexe masculin. En revanche, 7 % étaient des critiques de livres d’auteurs féminins, rédigés par des critiques féminins. 

Claire Squires, professeure à l’Université de Stirling, a déclaré : « Les résultats de l'enquête de ROAR sur notre expérience vécue d’inégalités dans le secteur de la littérature et de l’édition sont révélateurs. Les femmes sont particulièrement désavantagées sur les critiques de livres, et de la fiction. Cette discrimination entre les sexes doit être traitée afin de faire du secteur — et du pays — un espace plus juste, plus représentatif et plus démocratique. »
 

“Créer des programmes inclusifs”


Les festivals du livre en Écosse, en 2017, ont obtenu des résultats plus équilibrés entre les hommes et les femmes. Selon les chiffres fournis par le ROAR, le festival AyeWrite à Glasgow, le Bloody Scotland et le Festival international du livre d’Édimbourg, ont rassemblé 1392 auteurs, dont 44 % de femmes. Ce sont également les seuls acteurs de l’industrie littéraire à avoir représenté les auteurs non binaires en 2017, qui étaient de 0,4 %.

Jenny Kumar, chargée de communication à la Literature Alliance Scotland, a déclaré : « Cette importante recherche démontre sans équivoque que nous avons collectivement beaucoup de chemin à parcourir pour égaliser les chances, et que nous devons travailler ensemble et assumer la responsabilité de contribuer à un changement positif dans tout ce que nous faisons, chaque jour. »
 

Elle poursuit : « Pour Literature Alliance Scotland et ses membres, cela signifie conduire à une meilleure représentation et à une plus grande inclusivité à tous les niveaux de toutes nos activités afin de mieux refléter la société dans laquelle nous vivons. Cela signifie qu’il faut écouter, apprendre, et reconnaître que les stéréotypes liés au genre dans l’écriture et la publication doivent être contestés et cela commence avec nous et notre travail. »

Autrement dit, « prêter attention à notre façon de travailler et créer des opportunités et des programmes ouverts et inclusifs. Cela signifie que nous devons nous retrousser les manches. »

Via Literature Alliance Scotland



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