Un extrait du prochain Hunger Games s'attire les foudres des lecteurs 

Camille Cado - 22.01.2020

Edition - Société - Hunger games prequel - Hunger games polémique - The Ballad of Songbirds and Snakes


La sortie du prochain tome de la célèbre saga Hunger Games intitulé The Ballad of Songbirds and Snakes (La Ballade des Oiseaux chanteurs et des Serpents) est prévue pour le 19 mai prochain aux États-Unis. Pour faire patienter ses lecteurs, Suzanne Collins, l’autrice des romans originaux, a décidé de mettre en ligne un extrait de l’ouvrage. Sauf que la surprise n’a pas eu l’effet escompté...
 
Donald Sutherland dans le rôle du président Snow
 

Si l’on savait déjà que ce nouveau tome serait un prequel à la saga dystopique, se déroulant 64 ans avant les évènements du livre Hunger Games, paru en 2008, les détails de l’histoire n’avaient jusqu’alors pas été communiqués. L’éditeur pour les territoires anglophones, Scholastic, et Suzanne Collins ont décidé d’offrir à leurs impatients lecteurs un avant-gout de l’ouvrage en publiant un extrait du premier chapitre. 

Le passage qui s’ouvre sur la 10e édition des jeux, pendant un jour de récolte, présente enfin le héros que le lecteur suivra tout au long du tome. Un choix plus que surprenant et regretté par les fans, puisqu’il s’agit de Coriolanus Snow...

Le futur président de Panem est ici étudiant de l’Académie et âgé de seulement 18 ans. Bien loin de l’image du détestable tyran contre lequel bataille Katniss Everdeen, il est présenté comme un jeune homme sympathique et charmant, ce qui a horrifié de nombreux fans et lecteurs. 

Un héros blanc et riche, encore...

« Vous voulez me dire que j’ai attendu des années et précommandé la suite de Hunger Games pour que ce soit en fait l’histoire du président Snow, retraçant la vie d’un jeune garçon blanc et riche devenu autoritaire et adepte des *vérifie ses notes* génocides ? », se plaint l’un des fans cités dans un article de The Guardian.

« Comme si nous avions besoin d’une autre histoire à propos d’un garçon blanc torturé », assure un autre lecteur, toujours relayé par le média. 

Sur Twitter, de nombreux lecteurs manifestent leur déception :
 
 
 


Certains utilisateurs n’hésitent pas à faire des rapprochements avec l’actualité politique. « Je vous garantis que ce nouveau livre retranscrira la façon dont les privilégiés du Capitole voient “ce héros charmant et amical”, et non pas la vision des gens de Panem. Un peu comme quand les classes privilégiées estiment que Trump est une bonne personne », indique une autre utilisatrice

Le média de divertissement GOAT a également tenu à faire part de son mécontentement. Dans un article titré Le protagoniste du prequel de Hunger Games est le pire choix possible, il s’adresse directement à l’autrice américaine : « Oh Suzanne Collins. Vous avez construit un univers riche avec un casting si diversifié de personnages tous intéressants et pourtant, vous avez décidé de vous concentrer un homme blanc et de classe privilégiée pour votre protagoniste. »

L’autrice américaine avait expliqué dans un communiqué en juin dernier vouloir, avec ce roman, « explorer l’état de nature, qui nous sommes et ce que nous percevons comme étant nécessaire à notre survie. La période de reconstruction dix ans après la guerre, alors que le pays de Panem essaie de reprendre pied, était un terrain fertile pour que les personnages se posent ces questions ».
 
Pour rappel, l’éditeur pour les territoires anglophones, Scholastic, avait annoncé un premier tirage de 2,5 millions d’exemplaires, à la parution, pour les États-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Australie. Si les droits de traduction pour une trentaine de pays ont déjà été cédés, les droits du film ont également été rachetés par Lionsgate, distributeur des quatre films tirés de l’œuvre de Suzanne Collins.


Commentaires
Critiques stupides dignes des censeurs actuels, que ce soit les groupes de pression ou bien relayées par les éditeurs trop effrayés pour être capables de publier un texte...



Il faut que tout soit mou, consensuel, politiquement correct.



Gerbant quoi !



L'auteur n'est plus libre de publier ce qu'il a envie, mais doit se conformer à ce qu'on lui demande. Suzanne Collins aura peut-être la force d'aller contre, car elle a vendu des millions de ses ouvrages. Mais imaginez cela contre un jeune auteur ou simplement un auteur qui vend peu, dépendant des mamelles de son éditeur...



Pauvre monde de l'édition actuelle...
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