Un garde suisse publie un livre sur les recettes favorites au Vatican

Julien Helmlinger - 22.10.2014

Edition - International - Recettes de cuisine - Vatican - papauté - Bon appétit, garde suisse


Pour tenir des Matines jusqu'aux Vèpres, le Saint-Siège doit bien se nourrir. Comme le rapporte l'AFP, un jeune cuisinier et membre des gardes suisses a présenté ce mardi un ouvrage de cuisine. Intitulé Bon appétit, garde suisse, la publication illustre la vie au Vatican à travers des recettes, et notamment celles des plats préférés des trois derniers papes.

 

Crédits : Vatican

 

 

L'auteur David Geisser est un cuisinier âgé de 24 ans. Après une formation professionnelle dans plusieurs restaurants réputés a intégré la Garde suisse pontificale voilà un mois. Et ce mardi, il présentait en grand uniforme son fameux livre de cuisine à la sauce vaticane compilant les recettes emblématiques des gardes, de leurs saints protecteurs, mais aussi de certains hauts prélats, dont les trois derniers papes.

 

Sans surprise, la Cantarella, le légendaire poison des Borgia aura laissé la place à une gastronomie bien moins mortelle. Ainsi l'on apprend que le Vatican consomme des plats aux origines diverses, un répertoire culinaire allant du « dulce de leche » argentin au « pierogi » polonais.

 

Pour ceux qui n'y ont pas encore goûté, le « dulce de leche » est une forme de confiture de lait inventée il y a un siècle en Argentine, qui se serait invitée dans les habitudes du Vatican en mars 2013, en même temps que Jorge Bergoglio, aka le pape François.

 

Le « pierogi » quant à lui un plat typique polonais, intégré aux recettes pontificales avec Jean-Paul II. En tout cas, pour avoir séjourné en Pologne, il vaut mieux avoir un estomac résistant si l'on veut s'y essayer. Il s'agit de sortes de ravioles, généralement bien gras dans le pays d'origine, que l'on farcit de pomme de terre et fromage blanc, ou autre garniture plus imaginative.

 

On apprend que Benoït XVI avait un faible pour les menus bavarois, quand François, outre le « dulce de leche », ne dédaignerait pas les empenadas, la « colita de cuadril » (viande grillée).

 

Une initiative littéraire et culinaire qui aura bien fait sourire le commandant de la Garde, Daniel Anrig, qui aura commenté en expert : « Un soldat peut se battre et faire la guerre quand il a mangé assez et bien. »