Un hommage à Mordecai Richler se fait attendre à Montréal

Julien Helmlinger - 30.01.2015

Edition - International - Mordecai Richler - Hommage - Québec - Montréal


En juin 2011, la Ville de Montréal, et son maire de l'époque, Gérald Tremblay, avaient annoncé la rénovation d'une vieille structure. Située sur l'avenue du Parc, sur un flanc du Mont Royal, celle-ci devait être baptisée Pavillon Mordecai Richler, pour rendre hommage à celui qui était présenté comme l'un des plus grands écrivains du Canada. Alors que les travaux devraient être achevés depuis deux ans et demi, la veuve de l'auteur, Florence Richler, n'y croit plus.

 

 

CC BY SA 2.0 par Monmar Comunicació

 

 

Depuis l'été 2012, le retard prend des proportions étonnantes, et l'on se demande si cela tient au fait que l'écrivain, bien qu'acclamé à l'international, est parfois vivement critiqué en son pays pour ses écrits et autres prises de position sur le nationalisme québécois. Mais face à la polémique, Florence Richler rappelle que son mari était critique de tout et de tout le monde.

 

Né à Montréal en 1931 et mort en 2001, l'écrivain et scénariste a remporté un certain nombre de récompenses littéraires au cours de sa carrière, et a notamment été fait Commandeur de l'Ordre du Canada. Dernièrement, les éditions Boréal ont racheté les droits de 5 de ses romans, pour en proposer de nouvelles traductions en français, qui verront le jour à partir de mars 2015.

 

Selon Catherine Maurice, porte-parole du maire Denis Coderre, les travaux devraient débuter au printemps, mais aucune date n'a été donnée. Les retards seraient dus à la bureaucratie, selon la représentante de la ville. Florence Richler, interrogée par La Presse Canadienne, estime que Montréal était une championne de la procrastination et que le mot « incompétence » décrivait bien son attitude.

 

Jack Rabinovitch, fondateur du prix littéraire canadien anglophone Giller et bon ami de l'écrivain, suggère quant à lui que son nom soit donné à une rue de la ville.