Un illustrateur iranien interdit de séjour au Royaume-Uni obtient gain de cause

Bouder Robin - 14.08.2017

Edition - Société - interdiction séjour auteur - censure auteur - censure littérature


C’est une victoire pour les lecteurs qui avaient affiché leur soutien à Ehsan Abdollahi. L’illustrateur iranien, qui avait été interdit de se rendre au Royaume-Uni, a finalement pu participer au festival international d’Edimbourg, en Ecosse. L’ambassade britannique de Dubaï a changé d’avis. Un triomphe due aux nombreuses manifestations de la part des visiteurs et organisateurs indignés du salon.


visa hell

John Barker (CC BY 2.0)


 

Le festival international d’Edimbourg, rendez-vous artistique ayant lieu tous les ans au mois d’août, avait cette année invité l’illustrateur iranien Ehsan Abdollahi. Mais son éditeur, Tiny Owl, organisateur de l’événement, s’était frotté à un refus de la part de l’ambassade britannique de Dubaï : hors de question de fournir un visa à un artiste qui n’avait « aucune raison de quitter le Royaume-Uni », une fois le festival terminé…

Mais devant la levée de boucliers qui a suivi, l’ambassade a changé d’avis une semaine plus tard, autorisant finalement Abdollahi à visiter le Royaume-Uni. Le 10 août dernier, l’illustrateur a été célébré comme il se doit avec l’organisation de 2 événements gratuits à Londres, pour débattre de l’importance du dialogue interculturel et de la collaboration dans l’art.

C’est un réel soulagement pour tous ceux qui avaient fait entendre leur colère face à la première décision de l’ambassade de Dubaï, dont l’auteure Beverley Naidoo, qui a écrit une lettre ouverte au Guardian pour comparer la situation à la ségrégation raciale qui règne dans son propre pays, en Afrique du Sud.

« Non seulement cette interdiction offense bien évidemment la personne qui en est la victime directe, mais ça affecte aussi tous ceux d’entre nous qui voudraient entendre ce que cette personne a à dire. (…) Ces personnes qui interdisent de délivrer des visas doivent penser à ce qu’elles font, à quel point cet acte est stupide. »

 

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Delaram Ghanimifard, co-fondatrice de Tiny Owl, se réjouit de voir Abdollahi participer au festival, elle qui ne s’y attendait pas. « Publier des auteurs du monde entier apporte beaucoup à la compréhension artistique des autres pays, où qu’ils soient », confie-t-elle au Bookseller. « Les gens pourront voir l’art sous un autre angle, et la culture n’en est qu’enrichie. »

Une culture plus riche, tel est donc le credo de Tiny Owl, duquel Abdollahi est ravi de faire partie : « Son public est international, la maison d’édition publie des livres auxquels tout le monde peut s’identifier et respecte son lectorat. (…) Les problèmes que [les auteurs de Tiny Owl] soulèvent sont archétypaux, tout le monde peut donc en comprendre les tenants et aboutissants, tout le monde peut y accéder. »

 

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Avec humour, l’illustrateur a comparé sa joie à la « bottle of happiness » qu’il avait dessinée pour un livre de Pippa Goodhart. Il continuera de la partager lors du festival, auquel il sera présent ce 14 août ainsi que le 15.
 



Via The Bookseller

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