Un imprimeur attaque Christopher Wool pour rupture abusive de contrat

Antoine Oury - 21.06.2013

Edition - Justice - Christopher Wool - Brand X Editions - imprimeur


L'artiste américain Christopher Wool, né en 1955 et présent sur la scène contemporaine depuis le début des années 80, avait conclu un marché assez simple avec Brand X Editions, une société d'impression basée à New York. Selon celui-ci, une partie des dernières oeuvres imprimées aurait dû revenir à la société, en échange d'une gratuité de l'opération. Mais l'artiste a visiblement fait marche arrière...

 

 

 Untitled

Untitled, par Christopher Wool (Incase, CC BY 2.0)

 

 

En effet, d'après la plainte déposée auprès de la Cour de New York, le deal entre l'artiste et l'imprimeur n'aurait pas été respecté : sur les 60 oeuvres que Brand X Editions a fait sortir de ses presses, 20 auraient dû lui revenir en guise de paiement, contre 20 à Wool lui-même et 20 vendues à la galerie Luhring Augustine.

 

Tout l'intérêt de cet échange résidait dans la gratuité de l'impression, effectué selon un procédé de mono-impression mis au point par Robert Blanton de chez Brand X Editions. Or, d'après ces derniers, Wool aurait tenté de négocier 15 oeuvres plutôt que 20, avant de refuser de poursuivre sa production tant que les conditions de l'accord ne seraient pas révisées. Et Brand X d'accuser la galerie Luhring Augustine « d'interférer avec le contrat sur la mono-impression en incitant Wool à le rompre ».

 

L'artiste refuserait donc de signer ses oeuvres, et de poursuivre son travail sur celles encore inachevées, vraisemblablement suite à une réévaluation de la valeur marchande de ce travail. La société d'impression, elle, a attaqué l'artiste et la galerie, respectivement pour rupture de contrat et pratique déloyale, en réclamant 6 millions $ de dommages et intérêts.

 

... Ou un paiement en oeuvres dédicacées ?