Un libraire de Hong Kong, menacé par la Chine, trouve refuge à Taiwan

Camille Cado - 26.04.2019

Edition - International - Chine menace liberté - Lam Wing-kee - extradition liberté libraire


Enlevé par les autorités chinoises en 2015, puis relâché quelques mois plus tard, Lam Wing-kee est toujours recherché pour « ses ventes de livres illégales », critiques du gouvernement communiste. Mais voilà, un nouveau projet de loi autorisant les extraditions de Hong Kong vers la Chine a été amorcé, et le propriétaire de la librairie Causeway Bay décide de fuir à Taiwan. 


Lam Wing-kee, en 2016 (湯惠芸, domaine public)
 

Lam Wing-kee est le propriétaire de la librairie Causeway Bay à Hong Kong, connue pour sa vente d’œuvres jugées « critiques » par le gouvernement communiste chinois. En 2015, il avait été enlevé, avec quatre autres « dissidents du régime » dont l'éditeur Gui Minhai, toujours détenu en Chine.

Relâché huit mois plus tard, il avait témoigné à son retour pour dénoncer les pratiques du régime : « J’ai passé 5 mois dans une pièce d’environ 18 m2. Sur 24 heures, 6 groupes d’individus se relayaient pour m’observer. J’ai perdu ma liberté. »

Sauf que voilà, Lam Wing-kee, âgé de 60 ans, ne se sent plus « en sécurité à Hong Kong », confie-t-il à l’AFP. Et pour cause, une nouvelle loi pourrait bientôt permettre au territoire indépendant de livrer des personnes à la Chine continentale. Son intention d’ouvrir une librairie à Taiwan a donc été précipitée. « Je vais profiter de l’air de la liberté », ajoute-t-il.

Si le système juridique de Hong Kong est indépendant de celui de la Chine, cette décision pourrait bien compromettre le fameux « un pays, deux systèmes ». En effet, il s’agit de réviser les règles d’extradition pour permettre le transfert de fugitifs en Chine continentale. Le projet de loi est en train d’être présenté au parlement de la ville.

Lam Wing-kee est arrivé à Taiwan le jeudi 25 avril 2019 par précaution. « Vous ne savez pas quel genre d’excuses ou d’accusations ils utiliseront pour vous mettre sur la liste des personnes recherchées », a-t-il déclaré, ajoutant que la loi « mettait chaque Hongkongais dans une position très dangereuse ».
 


Le libraire bénéficie d’un visa affaires pour une durée d’un mois. Les autorités taïwanaises ont affirmé que s’il souhaitait rester plus longtemps, il devrait faire les démarches correspondantes. 


Via Hong Kong Free Press


 


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