Un livre audio gratuit de Philip Roth pour la bonne cause

Xavier S. Thomann - 06.06.2013

Edition - Bibliothèques - Philip Roth - Audible - Newark Public Library


Le retraité le plus célèbre de la littérature américaine a pas mal de temps libre. Et quand il ne lit pas, il se préoccupe de l'avenir des bibliothèques. Il vient de prêter sa voix pour un livre audio gratuit dans le but de récolter de l'argent pour bibliothèque publique de Newark.

 

 

Finished!

Portrait de Philip Roth

Wolf Gang, CC BY-SA 2.0

 

 

Comme au Royaume-Uni, les bibliothèques publiques connaissent certains soucis aux États-Unis. Entre les problèmes de financement et le besoin croissant d'investissements pour sauter le pas du numérique, tout n'est pas rose. Du coup, on ne peut que se féliciter que le grand Philip Roth offre sa voix pour la bonne cause. 

 

Le texte qu'il a choisi de lire est l'un des siens. C'est un court texte, un éloge prononcé récemment à la mémoire de son professeur de collège qui a contribué à faire de lui l'écrivain qu'il est aujourd'hui. Il s'agit d'un certain Bob Lowenstein, que Roth évoque dans ce texte intitulé « In Memory of a Friend, Teacher and Mentor ». 

 

Le fichier est donc gratuit pour les lecteurs qui souhaitent le télécharger sur la plateforme Audible. En revanche, pour chaque téléchargement, Audible s'est engagé à verser un dollar à la bibliothèque publique de Newark, le borough de New York dans lequel a grandi l'auteur. Le maximum a été fixé à 25,000 dollars. 

 

Dans une interview à la prestigieuse, Paris review, il rappelle l'importance de cette bibliothèque pour l'adolescent qu'il était :  

La bibliothèque était très importante pour moi quand j'étais gamin. La bibliothèque principale de Newark était downtown, et j'allais dans une succursale qui se trouvait à un mile d'où j'habitais.

Quand j'ai atteint l'âge de 11, 12, 13 ans, j'y allais souvent. Durant ma première d'université je suis allé Newark-Rutgers et l'université n'avait pas de bibliothèque donc la Newark Publi Library était notre bibliothèque. J'y suis très attaché. Et je ne veux pas qu'elle coule. C'est sûr 25,000 dollars ne peuvent pas la sauver, mais ça ne peut pas faire de mal ». 

 

Par ailleurs, un long extrait du texte est disponible sur le site du New York Times

  

(via Galleycat