Un livre dans lequel Barbie devient ingénieure informatique jugé sexiste

Julien Helmlinger - 22.11.2014

Edition - International - Barbie - Mattel - Sexisme - polémique - Féminisme


Courant 2010, Mattel avait fait paraître un livre mettant en scène la poupée Barbie officiant en qualité d'ingénieure informatique, intitulé I Can Be A Computer Engineer et signé Pamela Ribon. Mais plus tôt cette semaine, l'écrivaine a publié un extrait sur son blog, et les internautes n'ont pas tardé à s'enflammer en criant au sexisme. Suite à la controverse, le fabricant de jouets a présenté ses excuses et retiré le bouquin de la plateforme Amazon.

 

 

 

En effet, dans l'extrait, Barbie, fière de son travail, annonce à une certaine Skipper qu'elle est en train de plancher sur un jeu vidéo, mais dans la foulée elle admet que son travail se limite aux idées de design. Pour transformer ses concepts en véritable produit fini, la poupée admet qu'elle va avoir besoin de l'aide de Steven et Brian, ses collègues mâles visiblement plus compétents.

 

Un peu plus tard dans le titre, Barbie fait à nouveau sa blonde caricaturale, en infectant son ordinateur ainsi de son collègue Skipper, avec un virus. Et là encore, la poupée a trouvé la solution : Steven et Brian. Les protagonistes masculins sont unanimes, et répondent en chœur : « Reste en dehors de ça, Barbie, tu as déjà fait assez de dégâts. »

 

La page commercialisant le bouquin sur Amazon avait déjà récolté son lot de critiques négatives, mais avec cette communication malheureuse de l'auteure, une avalanche d'indignation s'y est ajoutée chez le géant du e-commerce comme sur les réseaux sociaux. 

 

Avec ce flop, Mattel a été contraint de s'excuser, a pris soin de retirer le titre de la vente, et s'est fendu en excuses, promettant : « Nous nous excusons du fait que ce livre ne reflétait pas cette croyance. Tous les titres Barbie vont désormais aller de l'avant et seront écrits pour inspirer l'imagination des filles et présenter un caractère renforcé de Barbie. » Ken et ses potes n'ont qu'à bien se tenir.