Un livre emprunté en 1947 retourne à la bibliothèque

Clément Solym - 03.11.2008

Edition - Bibliothèques - livre - emprunt - 1947


L'emprunteur peut s'estimer heureux : il accuse un retard de 61 ans pour un livre, mais n'écopera que d'une amende de 250 $. Martha McCabe Jarrett a en effet renvoyé un ouvrage traitant de l'étymologie et de la sémantique anglaise, voilà quelques jours, alors qu'elle l'avait emprunté en 1947 à la bibliothèque Holland Hall School, située dans la ville de Tulsa, dans l'Oklahoma.

Un livre qu'elle avait conservé, presque comme l'on garde un souvenir, mais dont les conditions de conservations ne sont pas claires. « Je ne sais pas si c'est un livre dont la bibliothèque souhaitait se débarrasser, ou si c'est mon professeur de latin qui me l'avait donné, ou si je l'ai simplement gardé », avoue-t-elle dans une lettre qui accompagnait le livre.

« Si je vous le renvoie, c'est que j'accorde une grande importance à l'enseignement que j'ai reçu dans cet établissement », ajoute-t-elle. Sa lettre était également pourvue d'un chèque de 250 $ pour rembourser son retard. Une somme dont les bibliothécaires ne savent que faire, puisqu'il n'existe pas de fonds pour les livres en retard. La somme pourrait alors être versée aux bourses destinées aux étudiants.

61 ans, un beau record tout de même, qui n'arrive cependant pas à la cheville de ce magazine rendu à un établissement de Finlande... après 106 années d'emprunt.