Un livre sur l'affaire Rhodia suscite la colère de l'Autorité des marchés (AMF)

Clément Solym - 06.11.2008

Edition - Economie - Rhodia - AMF - diffamation


Le groupe de chimie Rhodia est depuis longtemps l’objet de multiples procédures judiciaires. L’entrée en bourse de la société n’a pas laissé indifférents les actionnaires et certains émettent des réserves sur les opérations qui ont été conduites. Des actions en justice ont fini par faire condamner l'ancien PDG du groupe de chimie.

Rhodia était à l’origine une filiale du groupe Rhône-Poulenc. Introduite en bourse entre 1998 et 2006, elle a quitté le giron de sa société mère qui, elle, est devenue le groupe Sanofi-Aventis à l’issue de différentes associations.

L’Autorité des marchés financiers dit vouloir porter plainte contre les allégations contenues dans L'Affaire : L'histoire du plus grand scandale financier français. Cet ouvrage, publié par les éditions du Seuil (18 €), vient de sortir. Il réunit des entretiens entre Daniel Labard, ex-PDG du chimiste britannique Albright et Wilson, et la journaliste Ghislaine Ottenheimer.

Daniel Lebard accuse l’Autorité des marchés financiers d’avoir truqué le dossier Rhodia afin d’épargner quelques grands noms impliqués dans l’affaire, tels que Jean-René Fourtou, ancien patron de Rhône-Poulenc ou encore Thierry Breton, ex-administrateur et président du comité d'audit de Rhodia.

Au sein de ces entretiens, Daniel Lebard accuse Rhône-Poulenc d’avoir trompé les actionnaires sur la valeur de Rhodia. Même si les ex-dirigeants du groupe ont aussi fait part de leur intention de porter plainte, à l’heure actuelle, personne n’est encore passé à l’acte…