Un manuel scolaire retiré pour ses cartes sur les “territoires perdus par la Palestine”

Joséphine Leroy - 23.03.2016

Edition - International - Israel Palestine conflit - manuels scolaires polémique - éducation


Aux Etats-Unis, l’éditeur McGraw-Hill a annoncé début mars qu’il entendait retirer et faire disparaitre toutes les copies du manuel universitaire Global Politics : Engaging a Complex World, spécialisé dans les sciences politiques. Ce n’est pas la première polémique à laquelle doit faire face McGraw-Hill. Ce n’est pas non plus la première fois que les programmes scolaires sont revus à cause du conflit israëlo-palestinien. 

 

33/365 Atlas

(Joe Lodge / CC BY-SA 2.0)

 

 

Le manuel universitaire a été critiqué pour quatre cartes représentant la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie et Israël comme des « territoires perdus par la Palestine » entre 1946 et 2000.

 

Catherine Mathis, porte-parole du groupe McGraw-Hill, avait commenté cette décision par e-mail : « Quand nous avons appris qu’il y avait des problèmes, nous avons suspendu la vente des manuels et entamé une révision académique. C’est là que nous avons décidé que la carte ne correspondait pas à nos standards académiques. Nous avons informé les auteurs et nous ne vendons plus le manuel. Chaque exemplaire disparaîtra. Nous nous excusons et nous rembourserons ceux qui retourneront le manuel. »

 

Les cartes en question n’auraient pas été faites par les auteurs, mais suggérées par eux, toujours selon Mathis. 

 

Un incident similaire s’était produit l’année dernière. Le groupe McGraw-Hill avait retiré un manuel scolaire, au Texas, parce qu’il décrivait le commerce des esclaves comme une opportunité qui avait « apporté des millions de travailleurs d’Afrique au sud des États-Unis afin qu’ils travaillent sur des plantations agricoles ». 

 

Dans un autre registre, le roman Geder Haya, écrit par l’Israélienne Dorit Rabinyan, paru en 2014 avait, lui aussi, suscité le débat. Début 2016, il avait été retiré du programme scolaire des lycéens par le ministère de l’Éducation nationale israélien. Il mettait en scène une histoire d’amour judéopalestinienne, ce qui « menaçait l’identité israélienne ».

 

Du fait de ce débat, il était devenu un best-seller

 

(via The Digital Reader