Un manuscrit inédit de Pascal refait miraculeusement surface

Clément Solym - 30.08.2010

Edition - Société - manuscrit - inédit - Pascal


Blaise Pascal (1623-1662) est un nom connu de tous, enfin, disons presque. Tout du moins vous avez dû en entendre parler lors de vos études secondes (le divertissement, les deux infinis, les Provinciales, etc.).

Figurez-vous qu’en cette période de rentrée, ce génial écrivain et philosophe refait parler de lui. En effet, l’on vient de découvrir une page de brouillon inédite de l’auteur. Cette dernière se trouvait tout simplement au dos d’un fragment des Pensées.

Mais, jusqu’à présent, personne n’avait eu l’idée saugrenue d’aller regarder ce qui se trouvait au dos dudit fragment. Qu’y découvre-t-on ? Des lettres mais aussi des chiffres. Il s’agit de la première pièce connue de mathématique rédigée de la main du philosophe.

Si l’on connaissait bien ses talents en tant que mathématicien, nous ne disposions pas encore de documents de première main relatifs aux sciences dites exactes. Ce manuscrit, écrit au recto comme au verso, était conservé à la Bibliothèque nationale de France (BNF).

C’est un professeur d’université, Domnique Descotes, qui a révélé sa double valeur alors qu’il travaillait à la numérisation de ce document. Il faut tout simplement penser que, comme n’importe quel brillant mathématicien, Pascal n’hésitait pas à poser quelques équations sur tous les papiers qu’il trouvait à sa disposition…


Crédit photo Le Figaro

On sait le génie précoce de Pascal dans les mathématiques et surtout en géométrie puisque dès l’âge de 16 ans, il présenta à l’Académie des sciences de nouvelles formes concernant la projection des cercles dans l’espace. Mais de toutes ses recherches scientifiques, il ne nous restait aucun document manuscrit.

L’inventeur de la double face de ce manuscrit, Dominique Descotes, donne la primeur de l’étude de ce document dans le numéro du mois d’août de la revue Historia mathematica. Toutefois, ne vous attendez pas à quelque chose d’exceptionnel.

Il ne s’agit que d’une réflexion, somme toute assez datée, sur les « volumes engendrés par la rotation de différentes surfaces autour d'un axe », nous apprend M. Descotes. Mais on entre ici de plain-pied dans l’atelier de Pascal, on comprend un peu mieux comment il travaillait, comme s’organisait sa réflexion.