Un marché mondial du livre numérique estimé à 859 millions $

Clément Solym - 14.02.2013

Edition - Economie - Kindle - Amazon - vente d'ebooks


Le marché du livre numérique, n'en déplaise au PDG de Inkling, tourne pour le moment autour de la commercialisation de fichiers homothétiques. Et sur ce point, un analyste vient de tirer sa calculatrice pour montrer que le marché est puissant. Selon les données de Scott Devitt, de l'agence Morgan Stanley, le marché mondial de l'ebook est de 859 millions $ en 2012. Contre une estimation de 567 millions $ livrée en avril 2012.

 

 

 

 

Dans ce contexte, Amazon sait très bien où se trouve sa place : l'analyste considère que le cybermarchand aurait commercialisé 383 millions de livres numériques l'an passé, contre une estimation qui tournait autour de 252 millions - et à ce titre, le marchand disposerait de 45 % de parts de marché. 

 

Le cabinet d'analyse ajoute que la révision de leurs estimations dévoile également une croissance bien plus importante que l'on ne pouvait s'y attendre. En moyenne, une étude réalisée par AlphaWise montre que les consommateurs américains et propriétaires d'un lecteur ebook achètent en moyenne 2 livres par mois, et les propriétaires d'une tablette un seul.

 

Statistiquement, les possesseurs de Kindle sont d'ailleurs 4,6 % plus susceptibles de lire plus de livres dans les douze mois qui suivent l'achat de l'appareil, par rapport à leurs consommations de livres sur les 12 mois avant l'achat. Et l'un des atouts d'Amazon sur la concurrence, c'est que ses appareils seraient vendus à prix coûtant. Des appareils moins onéreux, et des livres numériques vendus moins cher qu'ailleurs sont autant d'atouts qui permettent de grignoter de nouvelles parts de marché.

 

Cependant, on parle souvent de dumping sur les appareils de la famille Kindle, qui seraient plutôt vendus à perte - l'argent viendrait en effet de la vente de publicité à l'intérieur des lecteurs et tablettes. « La franchise Kindle est un pôle lucratif qui subventionne les investissements dans d'autres initiatives », conclut Devitt. 

 

Rappelons toutefois qu'une étude de l'université de Yale, dans sa section neurobiologique, montre que le cerveau humain enregistre les odeurs au travers du bulbe olfactif, qui fait partie du système limbique. Lequel est profondément lié à la mémoire et l'émotion. L'odeur du livre papier serait donc réellement connectée à des éléments émotionnels - expliquant les raisons pour lesquelles le passage à la lecture numérique ne va pas de soi.