Un massacre de mobilier en cours à la BnF : faire place nette

Nicolas Gary - 23.10.2013

Edition - Bibliothèques - BNF - mobilier - salles


Selon une information de la FSU, la direction des Collections à la BnF serait en train de pratiquer une politique de nettoyage par le vide, avec le démantèlement des banques. Incarnant « l'essence du service public », les bureaux en bois particulièrement onéreux devraient être remplacés par de ces meubles que l'on retrouve chez un fabricant suédois...

 

 

Bibliothèque nationale de France

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Pour le syndicat, ce remplacement « décidé sans concertation et pour un coût phénoménal, en pleine période de restrictions budgétaires », relève de l'ineptie. Juste de quoi laisser « un trou de souris aux agents pour accéder à la banque  et de les asseoir dans des sièges trop bas et qui obligent le lecteur à se tenir à genoux pour parler », souligne-t-on.

 

Un « massacre de mobilier », n'hésite pas à dire la FSU, qui s'accompagnera d'un écran plasma géant, destiné à projeter des annonces ou des conférences de la BnF. Les banques de salle du Haut-de-Jardin deviendraient impraticables tant pour les personnels que les usagers. Et le syndicat d'aligner une multitude de désagréments susceptibles de nuire à un travail sérieux, le tout aboutissant à la « mise en danger inéluctable de l'agent en cas de débordements ».

 

Si le Haut-de-Jardin avait pour vocation de mettre à disposition les collections patrimoniales, la FSU parle d'une volonté « de saboter » l'endroit, pour « rendre possible la commercialisation des espaces publics ». En effet, rappelle-t-on : la partie Est de Tobiac est déjà largement utilisée par le groupe MK2, qui, outre les futures nouvelles salles de cinéma, devrait disposer d'une galerie commerciale prochainement.

 

Pour le syndicat, il est urgent que cesse la destruction des salles, et plus encore, que les salles E et F, déjà victimes de cette avancée, soient remises en état. Mais surtout, il faut que s'arrête « la cession de l'Est du site François-Mitterrand aux intérêts privés et marchands ».