Un peu d'optimisme pour l'industrie du livre et de quoi sourire

Clément Solym - 11.11.2011

Edition - International - Australie - industrie - livre


Dans l'ensemble des mutations qui se déploient, l'industrie du livre garde manifestement le sourire. S'il est parfois un peu crispé, une récente étude de la Book Industry Strategy Group pourrait l'adoucir quelque peu...


En Australie, le lancement récent de la librairie Google eBooks a fait quelque peu basculer le paysage. Désormais, il faut donc compter sur un gros acteur supplémentaire. Mais l'enquête montre qu'en 2020, l'industrie du livre numérique en Australie sera une activité rentable, compétitive et même en mesure de « jouer un rôle important dans l'économie mondiale du marché de langue anglaise ».

 

Si ça, ça ne vous redonne pas le sourire...

 

Évidemment, c'est un peu lointain, comme projection. Et à ce jour, le marché pèse 1,5 % de la valeur totale des ventes de livres, estimée à 2,3 milliards $ AU. D'ici 2014, cette part devrait atteindre entre 6 et 25 % estime-t-on. Là encore, plus un râteau qu'une fourchette, dans l'estimation.

 

Le rapport évoque aussi la question de la taxe locale, la GST ou Goods and Services Tax, qui pourrait être remise en question. Du moins est-ce là l'une des pistes soumises au bon vouloir du gouvernement.

 

Cependant, comme aucune mesure n'a été prise lorsque le dollar américain a perdu de la valeur, cette idée reste encore très fragile.

 

Aujourd'hui, le pays a toujours les mêmes problèmes avec l'importation : d'un côté les frais postaux, de l'autre, la vente en ligne, pour les livres papier comme numériques. Cependant, les améliorations connues de la chaîne d'approvisionnement devraient soutenir les libraires, les imprimeurs et les éditeurs, assure le rapport.

 

Et à ce titre, les livres numériques devraient faire partie de l'examen prochain de la Law Reform Commission, sur le droit d'auteur, pour assurer de meilleures mesures, plus justes, sur les droits territoriaux.

 

Pour les auteurs, on évoque même une exonération d'impôts, qui sera appréciée, ô combien, par ces derniers. Et le montant des subventions pourrait passer à 3,5 millions $ pour préserver la création, dans une période où leur rémunération est revue à la baisse.

 

De quoi donner le sourire, en effet, en voyant l'ampleur des chantiers possibles. Et les perspectives d'avenir...