Penguin Random House, convoité par Bertelsmann et la famille royale d'Abu Dhabi

Antoine Oury - 24.08.2015

Edition - Les maisons - Penguin Random House - Bertelsmann - Pearson


Outre-Rhin, les hypothèses fusent quant au rachat de Penguin Random House par Bertelsmann, copropriétaire du groupe international à 53 % avec Pearson, qui en détient 47 %. Or, au mois d'octobre, les parts détenues par Pearson ne lui seront plus réservées, ce qui serait la bonne occasion pour s'emparer de l'ensemble du supergroupe éditorial.

 

Money

(Nick Ares, CC BY-SA 2.0)

 

 

Pearson avait signalé qu'une vente de ses parts « n'était pas pressante » : et pour cause, Penguin Random House est une formidable machine à cash. Pour 2014, les revenus étaient en hausse de 25,2 %, à 3,3 milliards €, générant des bénéfices de 452 millions €, également en hausse de près de 25 %. 

 

En face, Bertelsmann dispose d'une fameuse carte dans sa manche, la possibilité de poser son véto à la première offre, dans le cas d'une vente des parts de Pearson. Cela dit, la valeur des actions de ce dernier est estimée à quelque 1,5 milliard € ce qui, même pour Bertelsmann, fait beaucoup d'argent. Depuis cette perspective, Bertelsmann pourrait d'abord acheter 17 % de PRH, avant d'acquérir plus si l'opportunité se présente.

 

On évoque également les vues de la famille royale d'Abu Dhabi, qui aurait dans l'idée de s'offrir quelques parts du supergroupe d'édition. Certains extrapolent carrément en imaginant que l'émir est bien mal informé, et qu'il y réfléchirait à deux fois en sachant que PRH a édité Fifty Shades of Grey...

 

En attendant, c'est bien la situation financière de Pearson qui a relancé les hypothèses : la vente du Financial Times et des résultats en petite forme n'augurent rien de bon.

 

(via Buchreport, Turi2)