Un 'plan douteux' pour la restructuration de Borders

Clément Solym - 07.04.2011

Edition - Economie - borders - faillite - plan


La faillite du groupe de librairies Borders avait été annoncée officiellement le 16 avril (notre actualitte). C’est aujourd’hui une petite vingtaine de boutiques de plus qui ferment leurs portes au public, entrainant la suppression de près de 500 emplois.

Cette série de fermetures devrait avoir lieu dans les huit prochaines semaines, entrainant la perte de 310 employés permanents et 200 contributeurs, selon The Sydney Morning Herald.

Steve Sherman, l’administrateur du groupe, ces fermetures sont nécessaires. Il tempère : « Grâce à ces restructurations progressives de l’entreprise, nous nous dirigeons vers un modèle plus durable. » Son collègue Ferrier Hodgson ajoute que les librairies restantes avaient « maximisé les possibilités de vente ou de restructuration. »


En effet, Borders adopte un plan de restructuration radical, comme il l’avait annoncé il y a quelques semaines (notre actualitté) : Le groupe met l’accent sur la fidélisation de la clientèle et les ventes de produits autres comme les articles de papeterie, les jeux et l’ouverture de cafés qui permettraient de vendre des produits alimentaires en plus. Il prévoit également d'offrir une plus grande sélection de tablettes numériques en s’associant avec le fabricant Kobo.

Pourtant, The New York Times, qui précise que le plan de restructuration met aussi l’accent sur la vente en ligne, semble très sceptique, tout comme les éditeurs pour qui il s’agit d’un « plan douteux » et qui, de ce fait, refusent de contribuer en envoyant des livres à moins que Borders ne les paye d’abord en espèces.

Alarmé, Borders a profité d’une réunion avec ces créanciers (dont Penguin, Random House, HarperCollins et bien d’autres…) pour tenter de rassurer les éditeurs. Il leur a affirmé que la société s’était stabilisée depuis son dépôt de bilan en février et que désormais, les bases étaient posées pour relancer la croissance.

Toujours d’après The New York Times, des anonymes bien informés auraient entendu des cadres de Borders déclarer qu’ils pouvaient réaliser un bénéfice dès la fin de l’année et qu’ils espéraient faire 40% de leur chiffre d’affaire par la vente en ligne, d’ici 2015. Ce qui inclut les ebooks et la vente de livre par correspondance.

Toutefois, Mary Davis, la porte-parole de Borders, a refusé d’évoquer les détails du plan de restructuration. Expliquant simplement que ce « plan d’affaires représente la meilleure voie à suivre pour un Borders dynamique et profitable, dans le meilleurs intérêt de nos créanciers, de nos employés, des éditeurs, des consommateurs et des autres parties prenantes. »