Un portrait inédit de Stephen King sur Arte : Halloween fera trembler...

Victor De Sepausy - 25.09.2020

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Quatre films d’horreur, pour célébrer Halloween, cela fait moins mal aux dents — et au foie — que des bonbons ingurgités. Arte proposera du 23 octobre au 3 novembre une rétrospective avec un focus tout particulier sur le Maître : Stephen King.


 

Les quatre productions sont connues, mais il restera délicieux de renouer avec le genre : ainsi, on débutera l’aventure le 29 à 23 h 35 avec Terreur à l’opéra, film de Dario Argento (1987), en version restaurée. « Après quelques hésitations, Betty, une jeune soprano, accepte de remplacer la diva qui devait jouer Lady Macbeth dans l’opéra de Verdi, bien qu’il soit réputé pour être maudit. Elle se retrouve alors traquée par un mystérieux fan psychopathe… »

Pour la suite, tout aussi délectable, le 1er novembre se succéderont Dead zone (1983), de David Cronenberg, inspiré du roman de Stephen King. Installez-vous pour 20 h 50 : « Johnny Smith plonge dans le coma pendant cinq longues années à la suite d’un grave accident de voiture. À son réveil, bien des choses ont changé. Sarah s’est mariée avec un autre homme et, surtout, Johnny s’aperçoit qu’il possède désormais des dons de divination… »

Puis à 23 h 20, L’emmurée vivante, de Lucio Fulci (1977). « Suite à une vision prémonitoire, Virginia Ducci découvre un cadavre dans le mur d’une maison récemment achetée par son mari. Ce dernier est accusé du meurtre par la police. Aidée d’un spécialiste du paranormal, Virginia tente alors de prouver son innocence. » Claustrophobe, s’abstenir…

La conclusion c’est Brian de Palma qui la donne avec Sœurs de sang (1972). « Grace, une jeune journaliste, assiste de sa fenêtre à l’assassinat d’un homme par l’une de ses voisines. Elle prévient immédiatement la police, qui, arrivée sur les lieux, ne trouve aucun corps. Grace, persuadée de ce qu’elle a vu, se lance alors dans sa propre enquête. »

Premier thriller de De Palma, Sœurs de sang est inspiré de l’histoire vraie des sœurs siamoises Masha and Dasha Krivoshlyapova. Entre Psychose et Fenêtre sur cour, le film montre la profonde inspiration hitchcockienne du réalisateur, qui se poursuit dans Obsession, Pulsions ou Body Double.
 

Place au Maître de l'Horreur


Mais avant tout, les 23 octobre — et rediffusion le 1er novembre — à 22 h 30, ce sera le documentaire de Julien Dupuy, Stephen King, le mal nécessaire que l’on découvrira.
 
Au fil d’archives de ses interviews, un éclairant portrait du plus célèbre romancier américain de la littérature populaire. De quoi a peur Stephen King ? « Mais de tout ! », assure le prolixe romancier américain. Né en 1947 dans le Maine, où il vit toujours, il s’est imposé depuis le mitan des années 1970 comme le roi du fantastique et de l’horreur, vendant autour du monde en un demi-siècle plus de 350 millions d’exemplaires de ses best-sellers.

Revitalisant le genre en jouant sur les terreurs enfantines, ses récits, ancrés dans l’Amérique rurale d’aujourd’hui, ont inspiré une pléiade de cinéastes chevronnés, de Brian De Palma (Carrie au bal du diable) à Stanley Kubrick (Shining) en passant par John Carpenter (Christine), David Cronenberg (Dead Zone), George Romero (La part des ténèbres), ou Rob Reiner (Misery).

Influencé dans sa jeunesse par les œuvres de Richard Matheson et les classiques du fantastique (ceux de H. P. Lovecraft, de Mary Shelley et de Bram Stoker), marqué aussi bien par l’arrestation d’un tueur en série dans les années 1950 que par l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, ce chantre de la littérature populaire éclaire la genèse de quelques-uns de ses plus grands succès de librairie et leur adaptation, pour la télévision ou le cinéma, au fil d’interviews réunies par Julien Dupuy dans un éclairant portrait documentaire.

Entre deux extraits de films, Stephen King y confie ses souvenirs d’enfance — la figure du père, qui les abandonna, sa mère et lui, quand il avait 2 ans —, sa jeunesse impécunieuse dans une bourgade du Maine, ses méthodes de travail, mais aussi sa lutte contre ses démons intérieurs (la dépendance à l’alcool notamment), sa défiance envers les machines, dont il a mis en scène la révolte dans Maximum Overdrive, son unique film en tant que réalisateur, ou le soutien qu’il apporte en philanthrope aux bibliothèques afin de permettre au plus grand nombre d’avoir accès aux livres..




photo : Stephen KIng, DR


Commentaires
On sent bien qu'il se défie des machines et de la technologie. Ses seuls romans qui en sont truffés sont hélas très mauvais (comme Cellulaire, un autre de la série Mercedes dont j'ai oublié le titre).
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