Québec : les ventes de livres... comment dire... ne vont pas fort

Cécile Mazin - 28.09.2015

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On est loin de l’embellie, dans les librairies québécoises : l’institut de la statistique du Québec a mis à jour ses données voilà quelques jours. De 688 millions $ de ventes de livres, le recul pour 2014 est bien confirmé. 10 % de ventes en moins, soit 622 millions. Mais ce qui pose problème, c’est que, pour le premier semestre, les résultats ne remontent pas.

 

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Alexis Gravel, CC BY ND 2.0

 

 

« Les ventes de livres par les grandes surfaces ont chuté de 24 % par rapport à 2013, tandis que celles des chaînes de librairies ont reculé de 17 %. Pour leur part, les librairies indépendantes ont observé une baisse de leurs ventes de 3 % », indique l’Institut.

 

Mais la suite n’est guère plus réjouissante. Ainsi, ce premier trimestre encaisse un nouveau recul de 7 % en regard de la même période, sur l’année 2014.

 

« Le marché de la grande diffusion est toujours en perte de vitesse (diminution de 21 %), mais la décroissance des ventes des chaînes de librairies a nettement ralenti avec une baisse de 2 %. À l’inverse, les ventes des librairies indépendantes ont plongé de 7 % », assure l’ISQ. 

 

En cumulé, sur les six premiers mois de l’année, on arrive ainsi à 250,3 millions $, ce qui inclut d’ailleurs les ventes de livres numériques et autoédités.

 

« Dans l’ensemble, on peut dire que le marché du livre au Québec s’est fortement contracté en 2014. Le même phénomène semble être en voie de se reproduire en 2015, le premier semestre affichant un recul de 7,1 %. » 

 

« À l’exception des distributeurs, tous les secteurs sont en baisse, en particulier les autres points de vente (36,4 %), les grandes surfaces (9,4 %) et les librairies indépendantes (7,3 %) (tableau 6). Bien que leurs ventes n’aient baissé que de 1,9 %, cette performance est insuffisante pour que les chaînes de librairies reprennent la position dominante qu’elles ont perdue en 2014. »