Un site de la papeterie Arjowiggins met la clé sous la porte, 600 salariés désoeuvrés

Camille Cado - 29.03.2019

Edition - Société - arjowiggins justice dette - manifestation salariés chomage - Bessé-sur-Braye Arjowiggins


Fin de partie pour la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye (Sarthe). Après le placement en redressement judiciaire le 8 janvier dernier, les salariées de l’entreprise papetière n’avaient pas baissé les bras : manifestations, rencontre avec une des collaboratrices d’Emmanuel Macron, ils espéraient encore pouvoir sauver leurs emplois. Mais le verdict est tombé ce 29 mars 2019 : L’usine est placée en liquidation judiciaire. 

Manifestation à Angers, jeudi 28 mars, via Twitter

 
Petit rappel, le 8 janvier dernier, le tribunal de commerce de Nanterre avait mis brutalement deux sites de la société Arjowiggins en redressement judiciaire pour une dette de 200.000 €. Il s’agissait de ceux de Bessé-sur-Braye (Sarthe) et de Saint-Mars-la-Brière (Sarthe).

La librairie Bulle avait alors décidé de venir en aide aux salariés en commandant un recueil de dessins aux deux usines. Mais cela n’aura pas suffi.

Le tribunal de commerce de Nanterre vient en effet d’annoncer le placement de l’usine de Bessé-sur-Braye en liquidation judiciaire. Filiale de Sequana, Arjowiggins était la septième entreprise européenne d’industrie papetière et le site de la Sarthe, un des plus gros employeurs du département avec près de 600 salariés. 

L’État et les collectivités territoriales étaient pourtant prêts à mettre 20 millions d’euros pour relancer l’activité, mais selon les nouvelles réglementations européennes, il fallait que la somme provienne de fonds privés. Et la détermination des salariés n’a pas été suffisante pour récolter ces fonds. 

Lors de l'annonce de la liquidation judiciaire, le délégué syndical Christophe Garcia a déploré l'inaction des investisseurs français au micro de La Nouvelle République de Vendôme.
 

Par extension, d’autres usines, travaillant en partenariat avec Arjowiggins, devraient être fortement affectées. Par exemple, la fermeture du site de Bessé-sur-Braye engendrera la perte pour SARL Didier Chartrain, une société spécialisée en mécanique de précision, d’environ 40 % de son chiffre d’affaires.

Pour les deux autres sites, celui de Saint-Mars-la-Brière, également dans la Sarthe, et de Château-Thierry, dans l’Aisne, ils devraient être au moins partiellement repris, indique Franceinfo. Chacun emploie environ 300 personnes.

Le site de Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne) est, lui, placé en liquidation depuis fin janvier. Mais rien ne semble arrêter les salariés qui se donnent rendez-vous devant l’usine tous les jours. Un exemple de mobilisation qu’imiteront, peut-être, les salariés de Bessé-sur-Braye.



Commentaires
Voila où nous mène la réglementation européenne issue du dogme libéral appliqué à l'aveugle. On ne peut pas fusionner Alstom et Siemens pour cause d'abus de position et no ne peut pas sauver nos entreprises par manque de capitaux privés, alors même que celle-ci "tournait bien" Il faut changer tout cela Rappelons nous en le 26 mai prochain....
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