Une cessation de paiement évoquée pour les librairies Chapitre

Cécile Mazin - 28.11.2013

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La reprise des différentes librairies du réseau Chapitre ne va pas sans poser quelques problèmes. Mis en vente début octobre, les établissements du réseau devaient trouver repreneurs pour continuer leur vie, indépendamment de la société mère. Mais ce 28 novembre, un Comité d'Entreprise Extraordinaire a eu lieu, envisageant une déclaration de cessation de paiements.

 

 


 

 

Les différentes sociétés qui regroupent les 53 librairies du réseau Chapitre seraient donc concernées par cette décision qui sera examinée par le Tribunal de Commerce de Paris, ce 2 décembre. 

 

Dans un communiqué, la société assure que la situation économique liée à des problèmes d'approvisionnement de livres porte lourdement préjudice au groupe. On estime les pertes entre 15 et 20 millions €, depuis la constitution en 2009. Ce problème d'approvisionnement, dénoncé début novembre provient notamment du refus du groupe Hachette de fournir ses ouvrages, nous expliquait Michel Rességuier, président des librairies Chapitre.

 

Hachette Livre, avait alors expliqué à ActuaLitté avoir été échaudé par « l'expérience Virgin, qui s'est soldée par une perte considérable pour les éditeurs français ». Selon l'éditeur, ce cas d'école démontrait « qu'augmenter les encours juste avant Noël sans apporter de garanties crédibles aux éditeurs est une solution vouée à l'échec.  Si de telles garanties avaient été effectivement proposées, Hachette Livre les aurait examinées attentivement, ainsi sans doute que les autres fournisseurs ».

 

Chapitre affirmait pourtant avoir présenté toutes les garanties nécessaires pour que les ventes de fin d'années se déroulent dans les meilleures conditions

 

Pour l'heure, le président des librairies Chapitre promet plus d'informations lundi, après l'audience. « Nous pensons néanmoins que toutes les conditions sont réunies pour bénéficier d'une poursuite d'activité. Après les dizaines de marques d'intérêt que nous avons reçues, nous restons totalement mobilisés pour que le plus grand nombre de librairies soit repris », souligne-t-il dans un communiqué. 

 

Mi-novembre, il affirmait encore que le temps restant avant que la mise en vente des établissements n'arrive à son terme, était « un délai suffisant ». Il faudrait donc que les repreneurs intéressés se manifestent dans les meilleurs délais, semble-t-il.