Une journée mondiale en hommage aux écrivains prisonniers

Clément Solym - 14.11.2014

Edition - International - auteurs prison - liberté expression censure - assassinat monde écrivains


Samedi 15 novembre sera marqué d'une pierre noire par l'organisation internationale PEN, qui renouvellera pour la 33e édition, sa journée dédiée aux écrivains emprisonnés. Le Day of the Imprisoned Writer, se consacre à la célébration de ceux qui « ont souffert de persécutions, dans l'exercice de leur droit à la liberté d'expression ». 

 

 


 

 

Cette année, cinq auteurs sont mis en exergue, pour la journée, symboles internationaux de ce qui peut survenir contre des auteurs trop soucieux de liberté, et de justice. Pour le PEN, c'est également l'occasion d'inciter chacun des membres à se souvenir « de ceux qui ont été tués, et de montrer leur solidarité à l'égard de ceux de leurs collègues qui sont emprisonnés et menacés ». 

 

Une page dédiée recense, pour les cinq écrivains de l'année, les différents griefs que les États leur reprochent. Pour le journaliste Gao Yu, la détention a été provoquée par la divulgation de secrets d'État à l'étranger. Nelson Aguilera est accusé de plagiat par la sœur d'un membre de la Cour suprême du Paraguay, et menacé de prison. 

 

Au Cameroun, le poète Dieudonné Enoh Meyomesse est en détention pour sept années de prison, pour des raisons politiques, estime le PEN. Et sa santé est plutôt mauvaise. En Iran, la poétesse et enseignante Mahvash Sabet est emprisonnée depuis 2008, avec une peine totale de 20 années de prison, pour avoir parlé de minorités religieuses. Au Kirghizistan, Azimjon Askarov, membre d‘une minorité religieuse, a passé sa vie à dénoncer la corruption dans le pays : prison à perpétuité...

 

Le PEN diffusera ce 15 novembre des lettres à tous ses membres, pour qu'ils agissent, à la hauteur de leurs moyens afin de sensibiliser les gens à la condition de ces auteurs. « C'est la manière du PEN de dire aux 900 écrivains prisonniers, harcelés, assassinés et disparus : vous n'êtes pas réduits au silence. Vous n'êtes pas oubliés. Nous sommes avec vous, et nous luttons. »