Une librairie, c'est "un passeport" pour "différents mondes"

Clément Solym - 16.04.2015

Edition - Librairies - librairie indépendante - lecture livres - rencontres personnes


Auteur dans les listes des meilleures ventes du New York Times, Jon Acuff a publié une véritable déclaration d'amour pour les librairies indépendantes. Blogueur, Twitternaute, et amateur de premier ordre du net et des réseaux, il a décidé, après 15 ans de connexion non-stop de prendre un peu de champ. L'important, c'est la rencontre, l'interaction.

 

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fdecomite, CC BY 2.0 

 

 

« Rien ne vaut une communauté en 3D », affirme Jon Acuff, pourtant rompu aux Facetime et autres Skype – solutions d'appels vidéo. Et quand on est auteur, le lien qui permet et favorise ces rencontres, cela reste la librairie. À l'approche de son nouveau livre, Jon s'emballe, s'enthousiasme, de retrouver des libraires, et des lecteurs, mais, en regardant autour de lui, il se rend compte que les établissements disparaissent...

 

« Avec la facilité d'internet, cette promesse de l'instantané, j'ai regardé ces vendeurs de livres, durant une minute, et quand j'ai regardé de nouveau, ils avaient disparu. Ils étaient fermés. Ils étaient partis. »

 

Triste réalité, que la fermeture des librairies, indépendantes ou dépendantes d'une chaîne, évidemment, mais réalité flagrante aux États-Unis. Sauf que perdre les librairies, c'est perdre « un peu de magie », considère-t-il, et là, on en vient au cœur du sujet.

 

« Nous avons perdu un peu d'émerveillement. Nous avons perdu un havre de paix où les grands rêves sont toujours les bienvenus. Marcher dans les allées et se demander “et si...?”. Les livres ne sont pas des collections de papier : ils invitent à entrer dans différents mondes. Et être dans une librairie, c'est comme recevoir un passeport. »

 

Jon Acuff poursuit en considérant les visites de magasins qu'il a pu faire, au cours de ses tournées promotionnelles. Et pas question d'accuser internet d'être responsable de tous les maux. Mais il encourage chacun à se rendre dans une librairie, y acheter un livre, et pourquoi pas un magazine, en plus. « Les librairies sont importantes pour les auteurs, mais plus que cela, je pense qu'elles sont importantes pour les humains. Elles offrent quelque chose qu'aucun site internet ne peut offrir : elles proposent un lieu. »

 

Et de conclure : « Vive la librairie locale. »