Une littérature de résistance et urticante avec Orties

Victor De Sepausy - 30.10.2019

Edition - Société - collection livres femmes - résister femmes sociétés - éditions Menthol


La collection ne manquera pas de piquant, susceptible même d’irriter les peaux les plus sensibles. Il n’empêche : Orties, la nouvelle ligne d’ouvrages de Menthol House, arrive début novembre. Avec pour cœur de cible, des livres de femmes qui résistent. 


 

Depuis ses débuts en 2008, la maison s’est aventurée sur quelques sentiers. La collection Orties n’est pas des moindres : il s’agit de femmes « qui écrivent sur les femmes. Femmes brisées, corps et âme blessés par un passé toujours présent en filigrane. Mais avant tout femmes exigeantes ». 

Orties sera avant tout un témoignage de résistance, où le combat importe autant que son cheminement. Et quelles que soient les attaques, la riposte, toujours affirmée. 

« Le jeu avec les limites, imposé malgré elles, reste violent et brutal. Enlisées dans la haine de soi, la honte, la solitude, la dépendance, la différence, la violence de l’autre, elles frôlent avec le point de non-retour, toujours en cherchant la force de cicatriser dans leur chair hurlante et brûlante d’un désir de liberté », indique la maison.

Quatre premiers livres ouvrent la porte à cette littérature urticante, où « fragilité et force s’entrecroisent ». Avec au menu des thèmes parfois peu appétissants : « Prostitution, boulimie, viol, alcoolisme, homosexualité, harcèlement, précarité trouvent leur place dans la collection Orties. »

Et tout cela, parce que l’enjeu est de « rendre visible l’invisible » et plus encore, d’œuvrer à libérer la parole, le corps, celui des femmes, et surtout s’émanciper de normes qui œuvrent à la maintenir sous joug. 

Quatre nouveautés ouvrent donc Orties, ainsi que plusieurs autres titres d’Anne Calife — Meurs la faim, Paul et le chat, et Le mail s’envole comme un oiseau. Soulignons notamment le premier roman d’Anne-Claude Brumont, Une dernière fois, encore.

« Marie, la trentaine. Marie aime trop les femmes, Marie boit trop, Marie est trop vivante. Oublier hier, demain, vider les bouteilles, juste exister. Marie en crève. Alors commence son lent sevrage alcoolique. Avec beaucoup de justesse, de sensibilité, Anne-Claude Brumont ose livrer le combat, presque perdu d’avance, pour apprendre à s’aimer. » Évocateur…


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