Une majorité de Britanniques lirait plus de 5 heures par semaine

Julien Helmlinger - 26.05.2014

Edition - International - Habitudes de lecture - Royaume-Uni - Michael Gove


Outre-Manche, Michael Gove suscite le mécontentement de certains universitaires en réclamant davantage de littérature britannique au programme du General Certificate of Secondary Education. Le secrétaire d'État demande que les classiques américains laissent plutôt leur place à des auteurs comme Dickens ou Austen. Alors qu'une nouvelle liste officielle de livres devrait être dévoilée cette semaine, Lovereading.co.uk a publié une infographie sur les habitudes de lectures des Britanniques, avec des chiffres qui semblent quant à eux témoigner d'un attrait plus important pour les lettres qu'aux États-Unis.

 

 

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Selon l'infographie, et concernant les contextes jugés les plus propices à la lecture, les lecteurs britanniques seraient une grande majorité à déclarer préférer lire au lit la nuit, à hauteur de 62 %. Ils seraient ensuite 16 % à mettre plutôt à profit leur temps libre en week-end, 7 % à lire dans le bain et tout autant à profiter de leurs bouquins au lit en journée, ou encore 4 % habitués à lire sur le trajet reliant domicile et lieu de travail...

 

Les chiffres, étonnants, nous révèlent que non moins de 60 % des sondés revendiqueraient plus de 5 heures de lecture hebdomadaires, quand ils sont près de 20 % à déclarer lire entre 3 et 5 heures par semaine, et environ 10 % à lire entre 2 et 3 heures sur la même période.

 

Outre la lecture, l'enquête visait à déterminer aussi comment les livres étaient rangés par leurs possesseurs. Ainsi, 39 % des sondés avouent ranger leurs bouquins en vrac, quand ils sont 36 % à les regrouper par auteurs, ou encore 13 % à les organiser selon leurs tailles.

 

Les lecteurs d'ebooks exclusivement, ils sont 21 % de sondés sur les six derniers mois, ne sont certes pas concernés la question, mais ils sont tout de même 61 % à n'avoir lu que du papier sur la période, et 16 % qui auront varié les formats.

 

Au niveau des moyens de recommandations de lectures, 61 % des sondés estiment que cela varie, ils sont  21 % à se laisser convaincre par les titres de livres et 11 % par les noms des auteurs. À noter que les tickets de cinéma ne cannibaliseraient pas les livres adaptés : 65 % des interrogés déclarent lire parfois des histoires qu'ils ont déjà consommées sur écrans.