Une nouvelle bibliothèque très chère, et plus de budget pour les livres

Clément Solym - 02.09.2010

Edition - Bibliothèques - argent - acheter - livres


La tension autour des établissements anglais monte : d'un côté, 600 à 1000 bibliothèques sont menacées de fermeture dans le pays, les coupures budgétaires continuent de faire mal. Très mal. Et de créer des situations démentes.

L'exemple de celle de Birmingham ne semble plus à un paradoxe près. En effet, le conseil municipal de la ville, située au nord-nord-ouest de Londres, à deux heures de route, vient de décider tout à la fois d'investir 187 millions £ dans la future bibliothèque... et de réduire l'achat de livres.

Un non-sens dont le parti travailliste s'affole : pourquoi investir autant dans la création d'un nouvel établissement, déjà en construction et destiné à remplacer l'actuelle bibliothèque centrale. Sachant que dans le même temps, on ne peuplera pas ce joli bâtiment de livres, puisque les crédits sont largement amputés. Et qu'en prime, 130 emplois vont sauter.

À ce jour, on estime que 12 % des personnels de la ville travaillant dans les parcs, bibliothèques ou musées (et centres sportifs) sont susceptibles de se retrouver sans emploi d'ici la fin de l'année.

Alors évidemment, pour répondre aux exigences actuelles, la ville doit réaliser 5,4 millions £ d'économie dans le cadre de la campagne lancée à travers le pays. La piscine de la ville a déjà fait l'objet d'un resserrement drastique du budget, passant de 58 millions £ à 38 millions £ pour réaliser les économies nécessaires.

Mais pour ce qui est de la bibliothèque, pas question de reculer : impossible d'accepter que l'on coupe les budgets en prétextant que c'est à cause d'internet que les gens ne vont plus dans les établissements.

Que l'argument soit mauvais ne change rien...