Une nouvelle formule de La Quinzaine littéraire en préparation

Antoine Oury - 04.10.2013

Edition - Société - La Quinzaine littéraire - nouvelle formule - Maurice Nadeau


En mai dernier, le directeur de La Quinzaine littéraire, Maurice Nadeau, lançait un appel aux lecteurs et amis du journal, alors que sa situation financière devenait critique. 4 mois après le décès du célèbre homme de lettres, toute la rédaction se mobilise pour proposer une nouvelle formule de La Quinzaine, disponible dès le mois de novembre.

 

 

 

 

De la difficulté naît le renouvellement : toute la rédaction du journal se serre les coudes pour pouvoir proposer à leurs lecteurs, dès le mois de novembre, une formule à la maquette revisitée, et aux contenus revus, tout en « conservant l'esprit de La Quinzaine ». Les 80.000 € évoqués par Maurice Nadeau en mai dernier ont été rassemblés, par la Société des amis du journal, et confiés à une SAS, société par actions simplifiée, constituée de personnes physiques.

 

De ces deux entités va naître une nouvelle société éditrice, actuellement en constitution, nous explique le service communication de La Quinzaine, contacté par téléphone. Celle-ci « a pour vocation de permettre à la nouvelle Quinzaine de démarrer », poursuit-on, tandis que plusieurs investisseurs vont ainsi entrer dans le capital de la société. La rédaction restera totalement indépendante, nous précise le service.

 

Cette nouvelle formule permettra de rééquilibrer les comptes : les impayés de la société éditrice précédente, la SELIS, ont été recouverts, même si 277 € restants ont perturbé la diffusion du numéro du 1er septembre par La Poste. « Suite à mon intervention, ce litige qui nous porte un grave préjudice est en cours de solution », expliquait alors Gilles Nadeau, vice-président de La Quinzaine.

 

La nouvelle formule sur les rails

 

Les ventes en kiosques sont en croissance depuis quelques mois, souligne avec satisfaction le service communication, tandis que les abonnements restent stables : le modèle économique du journal repose aussi bien sur l'un que sur l'autre. « Cette nouvelle formule est un projet que nous voulions mettre en place depuis longtemps », explique la communication. « Et nous avons envie d'avoir de nouveaux lecteurs. » La maquette sera donc intégralement repensée, pour une présentation plus agréable pour la lecture et des articles mieux répartis sur les pages.

 

Une réunion de rédaction a eu lieu hier, visiblement couronnée de succès : la maquette, la sélection des articles et les modalités juridiques de cette nouvelle formule ont été passées en revue, dans une ambiance de dynamisme général qui a rassemblé près de 40 membres et proches de l'équipe du journal. Les 2 numéros d'octobre sont donc annulés, le temps de mobiliser tout le monde sur la nouvelle formule. Évidemment, les abonnements seront revus en conséquence.

 

Au niveau rédactionnel, Pierre Pachet, rédacteur depuis près de 40 ans dans les colonnes du journal, nous précise que le journal ne « sera plus seulement une suite de comptes-rendus » et qu'il proposera « comme en 60, 70, 80, les grandes années de La Quinzaine, des textes inédits d'auteurs contemporains, des entretiens avec des auteurs, romanciers, poètes et hommes de pensées, sur la création littéraire ». Par ailleurs, toute l'équipe de La Quinzaine reste fidèle au poste.

 

Bonne nouvelle, le prix actuel du journal (4,50 €) ne sera pas modifié, et la nouvelle Quinzaine littéraire sera disponible en kiosques et par abonnement le 1er novembre, ou le 15 au plus tard.