Une oeuvre inédite tirée des tiroirs de Gabriel Garcia Marquez

Julien Helmlinger - 23.04.2014

Edition - International - Gabriel Garcia Marquez - Manuscrit inédit - Littérature


Depuis Barcelone, le journal La Vanguardia vient de dévoiler via son site web, ce mercredi, le premier chapitre d'un manuscrit du regretté Gabriel Garcia Marquez. Un texte qui n'avait encore jamais été publié. Tandis que l'écrivain est décédé la semaine dernière à l'âge de 87 ans, cette publication introduit une nouvelle intitulée En agosto nos vemos, ce qui donne en français Nous nous verrons en aoùt. C'est l'histoire d'Ana Magdalena Bach, une femme qui se rend sur la tombe de sa mère, quelque part sur une île, comme elle le fait chaque année depuis 20 ans...

 

 

CC by SA 2.0 par Muladar

 

 

Selon le périodique espagnol, cette nouvelle inédite serait à peine sortie des tiroirs de Gabo, alors que l'écrivain n'aurait eu le temps, de son vivant, de se décider quant à la chute de son récit. En conséquence de quoi, même si cette oeuvre est d'ores et déjà décrite comme « le dernier témoignage d'un écrivain qui a changé l'Histoire de la littérature », il revient à ses héritiers de décider si, oui ou non, un livre sera publié ensuite.

 

Les écrivains et autres gens de lettres ayant été sollicités par La Vanguardia, afin de critiquer le contenu de ce premier chapitre, seraient unanimes pour en faire l'éloge. Ils s'accorderaient notamment à penser que le personnage d'Ana Magdalena Bach ajouterait une nouvelle femme fascinante à la galerie qui figure au fil des oeuvres de l'auteur colombien.

 

Pour l'un des critiques, l'auteur aurait mûri comme « un bon vin », aussi l'on percevrait « dès cette première gorgée, cette première ligne, une saveur particulière qui nous attire et nous incite à lire la suite ». Quand pour l'Associated Press, le « ton érotique » de l'oeuvre se trouverait renforcé par le « charme tropical de l'île, avec des touches habilement décrites quant à la chaleur, au paysage, à la musique et aux habitants locaux ».

 

Lorsque l'on parle de suite, cela fait quelque peu sourciller le biographe de l'auteur, Gerald Martin, auquel Gabo aurait expliqué que cette histoire courte à l'origine devait se suffire à elle-même. Elle aurait initialement été destinée à une compilation certes avec d'autres récits similaires, mais indépendants entre eux.