Une place à prendre : la foule en délire à New York

Clément Solym - 18.10.2012

Edition - International - J.K. Rowling - Une place à prendre - Campagne promotionnelle


Ce mardi, l'auteure de la saga Harry Potter se trouvait à New York. A la manière d'une rock star, l'écrivaine britannique a fait face à 2.500 fans proches de l'hystérie. Le rendez-vous dans le Lincoln Center constituait, sur le territoire américain, son unique apparition publique dans le cadre de la promotion de son nouveau livre certifié pour adultes : Une place à prendre. L'occasion pour elle de discuter avec sa compatriote Ann Patchett, lire un extrait de son livre, et répondre à quelques questions sélectionnées parmi les suggestions de son lectorat.

 

 

Un public conquis

 

L'écrivaine britannique, sur scène, jouait devant un public conquis principalement féminin. Et jusqu'à sa principale interlocutrice, Ann Patchett, qui a affirmé : « Pour la lecture, vous avez fait plus que quiconque dans ma vie. »

 

Évoquant les aventures du jeune sorcier, J.K Rowling a exprimé : « J'ai ressenti exactement le même besoin puissant d'écrire le livre, et besoin est le mot juste. [...] Je pense que j'ai eu une vie très étrange et que je suis passé au travers, économiquement parlant, je suis passé à travers toutes les variations que vous pouvez imaginer. »

 

Au sujet des difficultés rencontrées au cours de l'écriture de son dernier livre, elle a expliqué : « Le plus grand défi n'était pas, comme la plupart des gens le supposent, le fait d'écrire dans un monde contemporain, ou il n'y a pas de magie vers laquelle aller. Non, et cela sonne très terne, mais le défi était la structure du livre et j'ai mis une énorme quantité de travail là dedans. »

 

Bien que la campagne de promotion du livre devait créer une rupture avec la saga Harry Potter, les mentions à propos de son précédent succès se sont multipliées au cours de l'entretien public. Dans un autre registre, les auteures ont également mentionné un autre best-seller... Fifty Shades of Grey.

 

Rowling a plaisanté : « Les gens ont des rapports sexuels dans le livre, mais ils n'apprécient pas. »

 

 

Et quelques révélations

 

Ann Patchett a soulevé la question de savoir s'il existait des archives inestimables à sortir de quelques tiroirs. Question chère aux chasseurs de trésors, avides de ne rien manquer des éventuels papiers contenant les plans, backgrounds, ou les premiers écrits à l'origine de la série Harry Potter. 

 

Rowling a éludé la question autant que possible, mais avoué qu'il existait bien quelques précieux matériaux : deux carnets minuscules dans lesquels figureraient les premières notes préalables à la rédaction de l'oeuvre.

 

Autre scoop, la romancière est fière de son MacBook Air. Elle aurait scandé : « Le MacBook Air a changé ma vie. Avec lui, j'ai écrit n'importe où, y compris dans des endroits vraiment étranges. »

 

Pour conclure, avant une séance de dédicaces, l'écrivaine britannique a annoncé que son prochain livre s'adresserait probablement à un public encore plus jeune que celui visé par Harry Potter. Dans l'univers de la littérature pour adulte, une place à prendre semble se libérer.