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Une plainte contre Donald Trump, tyran autocrate et despote obsessionnel

Clément Solym - 16.10.2018

Edition - Justice - Donald Trump plainte - PEN liberté expression - intimidation Trump médias


Tyran autocrate, véhiculant un discours de haine, ennemi de la liberté d’expression, prompt à déverser des tombereaux d’infox... Le portrait de Donald Trump, président des États-Unis ne manque pas de panache. Selon l’organisation PEN American Center, qui défend la liberté, tout cela méritait une plainte et des poursuites en justice.

 


Donald Trump
Gage Skidmore, CC BY SA 2.0
 

 

Le procès a été ouvert ce 16 octobre devant un tribunal fédéral de Manhattan : selon les actes d’accusation, Donald Trump a « violé le Premier amendement et son serment de faire respecter la constitution ». À l’appui de ces critiques, le PEN cite plusieurs exemples comme les colères présidentielles ou son ingérence dans la fusion envisagée entre AT&T et CNN.

 

La plainte porte également sur les commentaires désobligeants de Trump à l’égard du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, mais plutôt du fait de sa casquette de propriétaire du Washington Post. En effet, le POTUS mécontent de la couverture médiatique avait menacé de représailles antitrust contre Amazon. 

 

Le journal affirme également que la Maison-Blanche aurait exercé des pressions sur le service postal américain et Megan Brennan, son directeur général, pour qu’il double les tarifs d’expédition. 

 

« Le président Trump dispose des droits du Premier amendement, et se trouve libre de critiquer la presse avec véhémence, mais il n’est pas libre d’utiliser son pouvoir et l’autorité du gouvernement des États-Unis pour la punir et la réprimer », relève le PEN.

 

Suzanne Nossel, actuelle directrice générale de l’organisation souligne de son côté que Trump avait amplement dépassé le simple stade de la rhétorique, en démultipliant ses invectives : il a taxé de fake news et d’ennemi du peuple les uns et les autres. Et dépassé les bornes. « Il est à craindre que le président n’exerce des représailles sur les médias pour des couvertures presse qu’il considère comme défavorables. »

 

Dans son acte d’accusation, le PEN demande que la justice américaine empêche le président de nuire de la sorte – et plus encore qu’il ne puisse ni nuire ni envisager de nuire en se servant de son administration. Aucune mesure économique n’est réclamée, au-delà de la prise en charge par Trump des frais d’avocats. 



 

« Nous ne déposerions pas cette plainte si nous n’avions pas à l’esprit qu’elle est nécessaire », poursuit David A. Schulz, de la Yale Law School, agissant comme conseiller pour le PEN. D’autant plus que les motivations du POTUS semblent de plus en plus évidentes, protégeant ses propres intérêts, sans servir son pays ainsi que le serment prêté en début de mandant l’y engage. 

 

Pour l’heure, le PEN ne demande à personne de le suivre dans cette procédure – que ce soit Jeff Bezos, le Washington Post ou CNN. « Les sociétés de médias ont pour objectif de couvrir l’actualité de façon objective et de fournir en toute transparence, et en toute conscience, un travail de presse libre. » À ce titre, à chacun de définir la meilleure manière de jouer son rôle dans cet environnement. 

 

On peut en retrouver les détails à cette adresse.




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