Une polémique malhonnête sur les boursiers, estime Henri IV

Clément Solym - 06.01.2010

Edition - Société - polémique - malhonnête - boursiers


Dans La Croix d'aujourd'hui, Patrice Corre, proviseur d'Henri-IV estime qu'il faut laisser le temps au temps, pour reprendre la chanson de Fugain. Eh bien reprenons la, justement...
Même en courant plus vite que le vent plus vite que le temps
Même en volant je n'aurai pas le temps pas le temps
Car voilà, Patrice estime que la situation des grandes écoles a déjà grandement évolué depuis les années 2000, aussi « relancer cette polémique est intellectuellement malhonnête ». D'après ses propres chiffres, cette année à Henri IV, on compte 30 % de boursiers en première année pour 2009/2010. Et si en deuxième année, on passe à 18 %, il faut lui laisser le temps...
De visiter toute l'immensité d'un si grand univers
Même en cent ans je n'aurai pas le temps de tout faire
Ainsi, si l'on se donne le temps, « on atteindra l'objectif de 30 % de boursiers sans sacrifier la qualité de l'enseignement », bien qu'il se déclare opposé à une politique de quotas, qui « risquent de provoquer les effets inverses. Aux États-Unis, la Cour suprême a censuré il y a dix ans la discrimination positive. Elle avait été saisie par des étudiants noirs qui se plaignaient de leurs diplômes dévalorisés sur le marché du travail ».
J'ouvre tout grand mon coeur j'aime de tous mes yeux
C'est trop peu pour tant de coeurs et tant de fleurs
Des milliers de jours, c'est bien trop court c'est bien trop court
D'ailleurs, les présidents des grandes écoles « ont parfaitement raison de dire qu’il faut sauvegarder un haut niveau de qualité des diplômes. Les grandes écoles françaises sont reconnues internationalement et peuvent conclure des partenariats avec les grandes universités étrangères, car elles conservent ce niveau d’excellence ».
Et pour aimer comme l'on doit aimer quand on aime vraiment
Même en cent ans je n'aurai pas le temps pas le temps
Et quid alors de la révision du contenu des concours telle que Valérie Pécresse l'avait envisagée ? Il serait certainement « souhaitable de diversifier les épreuves, de remettre en cause la pertinence de certaines d'entre elles. Sans doute les épreuves de langues vivantes sont-elles très discriminantes ». Dès lors, pourquoi ne pas évaluer également la personnalité des élèves, et inclure cela dans l'épreuve ?
Hum hum hum hum
Je n'aurai pas le temps pas le temps