Une présence accrue des automates dans les bibliothèques

Clément Solym - 04.06.2011

Edition - Bibliothèques - RFID - bibliothèques - automatiser


Bibliotheca Group vient d'intégrer Intellident, société implantée au Royaume-Uni, avec le projet d'équiper davantage en nouvelles technologies les bibliothèques du vieux continent.

Bibliotheca Group propose aux bibliothèques des systèmes de détection antivol, des postes automatiques de prêt et de retour, des trappes de retour, des platines pour convertir les fonds, des étiquettes, des stations de conversion et d'impression des fonds, des assistants numériques , des stations de récolement, des chutes à livres automatisées, des chariots intelligents et des bibliothèques mobiles.

Les bibliothécaires apprécient de disposer de davantage de temps pour accueillir les lecteurs ; ils ont constaté que certains usagers profitaient des automates pour emprunter des livres licencieux discrètement. Toutefois, certains sont préoccupés par l'absence du contrôle de l'état des livres retournés.

Un groupe en expansion


En avril, le développeur de produits américains Bibliotheca's U.S. et l'équipementier suisse RFID ont fondé une nouvelle société, Bibliotheca Integrated Technology Group, fournissant les bibliothèques de tout le continent américain, avec une volonté affichée d'innover dans les nouvelles technologies. Intellident, basé au Royaume-Uni et comptant mille deux cents installations dans les bibliothèques britanniques., s'est associé au projet. Le président du groupe, Shai Robkin, a déclaré que cette nouvelle entrée donnait à son entreprise une position unique sur le marché.

Un risque pour la vie privée ?


Les représentants du groupe sont rassurants : la puce ne décrirait que « l’union provisoire d’un usager et d’un document », et les ondes radio émises par les puces (13,56 MHz) seraient moins puissantes que celles des téléphones cellulaires (jusqu’à 1 800 MHz).

Cependant, la Commission européenne, l'industrie, la société civile, l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information, ainsi que des organes de surveillance du respect de la vie privée et des données, ont passé un accord pour « étudier les conséquences de l'utilisation des puces intelligentes avant de les mettre sur le marché. »

Les livres, les appareils ou les voitures possédant des puces sont-ils localisables ? En ce cas, leurs utilisateurs le sont aussi. L’Union européenne évalue à un milliard le nombre de puces intelligentes sur son territoire ; 2,8 milliards de puces seraient vendues jusqu'à la fin de l'année, dont environ un tiers en Europe ; cinquante milliards de systèmes électroniques seraient connectés en 2020.