Une progression record pour l'édition britannique, grâce à l'export

Fasseur Barbara - 20.07.2018

Edition - International - Bilan Edition Britannique - UK Publishers Association - Edition Recette Bilan 2017


La Publishers Association a révélé son bilan pour l’année 2017 dans son rapport annuel, avec des résultats très encourageants. Le chiffre d’affaires de l’édition britannique montre une hausse de 5 % pour l’année, atteignant les 5,7 milliards £ (environ 6,4 milliards €). Et la grande gagnante du rapport, c’est l’exportation. Les ventes à l'étranger ont augmenté de 8 % pour atteindre 3,4 milliards £ (environ 3,8 milliards €) soit 60 % des revenus des éditeurs pour l’année 2017.



 
 

Les recettes générées par l’exportation représentent pour Stephen Lotinga, PDG de la PA, « la véritable succès story de cette année », rapporte le Bookseller. L’approche de la date fatidique de mise en œuvre du Brexit au mois de mars 2019 n’aura donc pas freiné les exportations, malgré les craintes. L’Europe est en tête, générant 36 % des recettes de l’export.

 

Toutes catégories confondues, les ventes physiques représentent 85 % des recettes tandis que les ventes numériques perdent 1 %. Au total, les recettes générées par les ventes de livres (imprimés et numériques) ont augmenté de 4 %, les livres imprimés continuent de surpasser le numérique, avec un chiffre d’affaires en hausse de 5 % contre 3 % de progression pour le numérique, une augmentation portée par les revues et journaux numériques.

 

Sans ces derniers, les ventes en ligne ont perdu 2 % en 2017 et les ventes de livres numériques ont encore diminué de 7 %. Sur le marché national, les ventes de livres électroniques ont chuté de 9 % et les ventes d’ebooks, catégorie fiction, ont baissé de 11 %, alors que les livres électroniques de non-fiction ont progressé de 4 %. Les chiffres signifient que les livres numériques destinés au grand public représentent 35 % des recettes numériques des éditeurs britanniques en 2017, contre 51 % en 2013.

 

En parallèle, confirmant la tendance, les ventes de livres audio ont augmenté de 25 % pour atteindre 31 millions de £. Ainsi, entre 2013 et 2017, bien que les ventes d’ebook aient fortement reculé, les revenus générés par le téléchargement de livres audio ont, eux, plus que doublé.

 

Pour le livre imprimé, ce sont les ouvrages grand format de fiction qui ont connu la meilleure progression en 2017 avec une augmentation de 31 %. La non-fiction connaît également une hausse plus modérée de 4 %.

 

Bien que la majorité des secteurs se portent relativement bien, les ventes domestiques de manuels scolaires ont tout de même connu une chute de 12 %, probablement induite par les coupes drastiques dans le secteur public. Et bien que les ventes de manuels scolaires numériques aient augmenté de 12 % « suggérant que l’utilisation de matériel pédagogique numérique devient plus courante », le fossé ne semble pas comblé.

 

Dans le secteur universitaire, les ventes de livres physiques et numériques ont augmenté de 6 % et les ventes de revues de 5 %. De plus, les recettes générées par les redevances Open Access ont augmenté de 21 %. Dans ce secteur également, les ouvrages imprimés (+9 %) ont toutefois été préférés aux ouvrages numériques (-4 %).

 

Alors, malgré un bilan positif de l’année 2017, Stephen Lotinga met tout de même en garde quant à la fragilité et à l’importance de l’export et du commerce international à l’aube du Brexit, qui menace tout de même les accords commerciaux britanniques. « Notre industrie fait preuve d’une résilience et d’une innovation remarquables dans tous les secteurs, toutes les catégories et tous les produits. Cependant, ces chiffres soulignent encore une fois à quel point le commerce international est important pour notre industrie nationale opérant sur un marché mondial. »


Chute des revenus des auteurs :
l'interdépendance de l'édition bat de l'aile


« À l’heure où nous assistons à d’énormes changements politiques à l’échelle internationale avec des menaces sur les tarifs et accords commerciaux, nous devons continuer à nous battre pour les choses dont notre industrie a besoin pour prospérer. Cela comprend un engagement indéfectible pour le droit d’auteur, mais aussi la disparition des barrières entre les marchés vers lesquels nous exportons, ainsi que les talents dont nous avons besoin pour faire perdurer nos entreprises », conclut-il.



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