Une publicité trop attrayante pour ne pas passer devant les tribunaux

Clément Solym - 28.02.2012

Edition - Les maisons - Amazon - publicité mensongère - NACS


L'Association nationale du commerce de l'enseignement supérieur (NACS, National Association of College Stores) a réglé le différend qui l'opposait à Amazon sur les énoncés publicitaires de la firme de Seattle, informe Publisher Weekly. Et une fois n'est pas coutume, c'est également sur le prix de vente des livres que la discorde reposait.

 

La NACS, une organisation non-lucrative qui représente les détaillants de l'enseignement supérieur, avait porté plainte contre Amazon pour publicité mensongère sur ses livres numériques destinés aux étudiants, au printemps 2011. 

 

Sur son site Internet, Amazon avait proposés des remises sur allant « jusqu'à 60% » sur les livres numériques présentés, et « jusqu'à 90% » sur ceux déjà usés. L'Association ne l'accusait pas de faire du « dumping », mais de la publicité mensongère, au nom de la loi Lanham.

 

National Association of College Stores

 

 

Suite aux accusations de la NACS, Amazon a porté plainte à son tour auprès de la Cour fédérale de justice de Seattle, chose qui n'avait pas manqué d'envenimer la situation. 

 

« Amazon devrait changer ses publicités en 2012 et dans les années à venir, et il ne servirait à rien à la NASCS de dépenser des centaines de milliers de dollars dans un procès sur les des publicités qui ne serviront plus dans le futur », a expliqué le président de la NACS, Danny Key.

 

Ce règlement entre les deux parties va donc pouvoir épargner à chacun une procédure juridique dont personne ne souhaitait réellement. Et surtout, au terme de l'accord trouvé entre les deux parties, pas de somme versée pour acheter la compréhension de l'autre. Simplement, il a été convenu entre Amazon et la NACS de ne pas engager l'un l'autre le même type de poursuite pour au moins une année.