Une semaine pour la liberté d'expression et livres censurés

Clément Solym - 24.09.2010

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Au cours des dernières années, Twilight, To Kill a Mockingbird et The Catcher in the Rye ont connu le même sort : la censure dans les bibliothèques étatsuniennes.

Chaque année l'American Library Association et l'Office for Intellectual Freedom célèbrent la censure, ou plutôt la liberté d'expression, dans un grand mouvement qui dure tout une semaine. Cette année, entre le 25 septembre et le 2 octobre, des milliers de participants vont lire des extraits d'ouvrages censurés ou remis en cause, pour discuter de l'impact que cette attitude sur les libertés individuelles.

En 2009, on recense 460 plaintes déposées contre des livres et plus de 11.000 déposées depuis que l'OIF a commencé de compiler ces informations, en 1990, rapporte l'ALA.

Roberta Stevens, présidente de l'Association reconnaît que tous les livres ne convienennt pas à tous les lecteurs, « mais nous devrions avoir le droit de penser par nous-mêmes et permettre aux autres de faire la même chose ». La sacro-sainte liberté d'expression, tant défendue outre-Atlantique, prend tout son sens avec cette manifestation.

Roberta Stevens ajoute que cette dernière est garante de la diversité des opinions et des idées, une valeur essentielle pour le bon déroulement de la démocratie.

« Le danger ne vient pas de la prédominance du point de vue des autres sur le nôtre. Le danger consister à laisser les autres décider pour nos et nos communautés des oeuvres qu'il convient de lire ou non », ajoute-t-elle. Comment vivre dans une société et parvenir à développer sa propre identité sans se confronter à des idées étrangères aux nôtres.

Cette année, la 29e édition commencera à Chicago, et sera dévoilé le top 10 des ouvrages les plus souvent censurés.