Une sénatrice demande l'instauration d'un enseignement aux dangers d'Internet

Clément Solym - 10.08.2011

Edition - Société - françoise - laborde - enseignants


Si les enseignants sont déjà amenés depuis plusieurs années à intégrer au sein de leurs cours l’utilisation d’Internet tout en formant les élèves à tout ce que suppose la navigation sur la Toile, pour Françoise Laborde, sénatrice de Haute-Garonne, ce n’est pas encore suffisant.

L’enseignement des nouvelles technologies, avec la navigation sur Internet et la manipulation de l’outil informatique se retrouve tout au long du collège avec, en fin de 3ème, la validation du B2I. A travers cette grille de compétences, on évalue alors les aptitudes de chaque élève en informatique.

Face aux menaces que représente, pour les plus jeunes, une fréquentation assidue des réseaux sociaux, Françoise Laborde propose d’aller bien plus loin en instaurant des plages d’enseignement dédiées à l’utilisation d’Internet au sein du collège. Les professeurs qui suivraient les élèves seraient spécifiquement formés pour apporter aux élèves tous les outils et savoirs disponibles pour ne pas se retrouver démuni sur la Toile et surtout éviter les conduites à risque.


C’est à travers une question adressée à l’actuel ministre de l’Education nationale que Françoise Laborde a fait part de son idée. Ces enseignants spécialisés permettraient de mieux former les plus jeunes à l’utilisation d’Internet. Pour l’instant, au collège, chaque professeur est acteur de la formation des élèves à l’outil informatique, même si le recours à l’ordinateur est plus fort dans certaines matières, notamment en technologie.

Pour la sénatrice, il faudrait se préoccuper davantage des réseaux sociaux. Cependant, si l’on devait faire un formation dédiée à chaque usage d’Internet…on n’en sortirait pas. Il faudrait déjà, et un manque réel existe sur ce point, enseigner dès le primaire aux élèves la frappe sur clavier, de même qu’on leur apprend à tenir un stylo et à former leurs lettres correctement.

Il est loin le temps où l’on faisait appel à une dactylo pour reproduire un texte. Maintenant chacun est son propre dactylographe mais les élèves sortent avec un bac en poche sans savoir ne serait-ce que taper correctement sur un clavier. Cette démarche pourrait également permettre de lutter contre la frappe de type « texto » qui est immédiatement liée à une mauvaise utilisation de l’outil informatique.