Une sérieuse proposition de reprise à l'étude pour Camponovo

Clément Solym - 07.08.2012

Edition - Librairies - Camponovo - Reprise - Repreneur


C'est aujourd'hui qu'un nouveau repreneur se présentait à la porte de la librairie Camponovo de Besançon, avec une réunion pour rencontrer le personnel, lequel reste perplexe devant le rôle de décideur qu'on s'obstine à lui confier. (voir notre actualitté) Si la situation des employés a connu beaucoup de bas, le dernier en date étant 3000 € à payer pour garder son emploi, la proposition d'Hamid Kaighobadi pourrait constituer la solution à une situation de plus en plus problématique.


 

Contacté par ActuaLitté, Hamid Kaighobadi nous confirme que la réunion avait pour but de « nous présenter au personnel, mon associé Michel Roux et moi ». Tous deux tiennent la librairie À la page de Besançon, et entendent faire en sorte que « la librairie Camponovo reste une librairie, sans qu'il y ait de licenciements ». « J'ai participé à une des manifestations, sous la pluie, continue Karighobadi, ça fait 30 ans que je suis ici, que je suis libraire, ça me faisait mal de voir partir ce lieu en fumée. »

 

Le libraire, potentiel repreneur, a rencontré hier Jean-Jacques Schaer, actuel propriétaire de Camponovo, pour « une réunion de 4 heures : il fera en sorte que l'affaire se fasse avec moi, à la seule condition que les autorités publiques n'interviennent pas pour casser l'offre des banques », visiblement très frileuses quand il s'agit du dossier Camponovo. Kaighobadi attend désormais la réponse du propriétaire, ainsi qu'un bilan détaillé, dans les prochaines 48 heures.

 

En attendant, Hamid Kaighobadi va devoir se concentrer sur les comptes : « La reprise du fonds va être difficile, il est estimé à 500 000 €, à laquelle il faut ajouter les commandes pour la rentrée universitaire et celles pour les fêtes » explique-t-il. Certes, les collectivités ont promis une aide financière, mais celle-ci ne devrait pas arriver tout de suite. Pour tenir « une reprise du fonds dans un délai de 15 jours », Hamid Kaighobadi va donc compter sur « le soutien des éditeurs avec lesquels je travaille depuis plusieurs décennies ».