Une statue d'Edgar Poe pour hanter les rues de Boston

Julien Helmlinger - 22.08.2013

Edition - International - Edgar Allan Poe - Statue - Stephen King


Le Corbeau n'en a pas fini de croasser dans le Massachusetts. En juillet dernier, une vente aux enchères d'un manuscrit du poème The conqueror worm a été acquis aux enchères par un collectionneur, pour la coquette somme de 300.000 $, soit près de 15 fois son prix estimé. Et la Poe Foundation vient d'annoncer que le financement d'une statue de l'écrivain sudiste, qui devrait retrouver sa ville natale de Boston en 2014, vient de passer un nouveau cap.

 

 

Crédits : Poe Foundation of Boston

 

 

Comme le rapporte la Poe Foundation de Boston, le  Edward Ingersoll Browne Trust Fund vient d'apporter 75.000 $ supplémentaires à la cagnotte allouée au projet. La somme vient s'ajouter aux précédentes donations perçues notamment des Highland Street Foundation, Hildreth Stewart Foundation, Poe Studies Association, Tabitha et Stephen King, Susan Jaffe Tane, Michael Moskow, Jack Joyce, et autres fans du monde entier.

 

Avec cette dernière contribution, trois quarts des 200.000 $ de fonds nécessaires à la fabrication et l'installation du monument permanent ont d'ores et déjà été rassemblés. Tandis que la Public Improvement Commission de la ville a validé le projet, courant juin, et que le Boston Arts Commission a donné son approbation finale à la conception de la statue.

 

John LaFleur, président de la Poe Foundation, a déclaré : « C'est une étape importante dans la dernière ligne droite qui fera de ce rêve de statue une réalité. Nous sommes toujours à la recherche de contributeurs qui envisageraient de nous soutenir pour conclure la campagne rapidement afin que nous puissions planifier une date d'installation. » 

 

La statue de bronze et taille réelle devrait donc prochainement trouver sa place, au croisement de Boylston Street  et Charles Street South, à deux pas de là où est né l'écrivain en 1809. Elle prendra la forme d'un Edgar Poe dans la fleur de l'âge, en train de marcher cheveux aux vents, bagage en pagaille à la main, et pour compagnon, un noir charognard aux ailes déployées qui semble droit sorti du fond de la malle. Son processus de fabrication est entre les mains de la sculptrice Stefanie Rocknak .

 

Le maire de Boston, Thomas M. Menino , se félicite de ce que le rôle de la ville dans l'oeuvre de l'écrivain, méconnu, soit enfin reconnu et célébré. Une manière de rappeler aux volatiles qu'il ne faut jamais dire jamais.