Tendance à la hausse pour le marché du livre français

Antoine Oury - 14.10.2015

Edition - Les maisons - France livre - marché du livre - SNE chiffres


Il ne s'agit que d'un bilan de mi-parcours, mais il est particulièrement encourageant : le Syndicat National de l'édition a évalué les recettes nettes de l'édition française pour la première moitié de l'année 2015, et signale une hausse de 3,2 %. Après quatre années de baisses successives, la nouvelle ne peut que réjouir le secteur, même si seul le bilan de fin d'année fait foi.

 

SNE (Syndicat national de l'édition) - Salon du Livre de Paris 2015

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Au fil des années, le bilan dressé par le Syndicat National de l'Édition s'était installé dans une certaine morosité : en 2014, le revenu net des éditeurs atteignait les 2,652 milliards €, contre 2,687 milliards € en 2013, soit une baisse de 1,3 %. L'année la plus sévère avait été 2013, avec un recul de 3 % des revenus, après une baisse plus mesurée, de 1,2 %, pour 2012.

 

+ 3,2 % à la mi-2015, c'est donc un cadeau bienvenu pour le secteur du livre, mais pas totalement inattendu, puisque dans son bilan 2014, le SNE notait des signes d'amélioration. « Cependant, cette baisse est moins importante que chez tous nos voisins européens et des signes forts annoncent une reprise en 2015 », peut-on lire sur le site du Syndicat National de l'édition.

 

Interrogé à la Foire du Livre de Francfort, Antoine Gallimard, PDG de Madrigall, troisième groupe d'édition français, modère quelque peu l'enthousiasme : « Pour savoir s'il y a vraiment une reprise du marché du livre, il faudrait avant tout isoler les best-sellers du reste de la production », explique-t-il. Effectivement, la présence ou l'absence de best-sellers, que l'on parle de Harry Potter, de Fifty Shades of Grey ou d'un album d'Astérix, bouleverse considérablement les résultats d'un secteur entier. Ainsi, le résultat global d'un secteur peut être à la baisse, quand les recettes de plusieurs maisons de ce secteur sont à la hausse.

 

« Ce que l'on constate, toutefois, c'est que les librairies de 1er niveau [grandes librairies et grandes surfaces culturelles, NdR] ont une meilleure activité, avec une hausse avérée de 3 % de l'activité. Pour la grande distribution, cette reprise n'est pas là, l'activité serait même plutôt à la baisse », observe Antoine Gallimard. Qui attendra le bilan de l'année entière pour tirer des conclusions, même si, sans trop de doutes, « 2015 sera une bonne année ».

 

Pour le moment, le SNE n'a pas commenté plus avant ce chiffre.

 

Mise à jour 14/10/2015 : après précision apporté par le SNE, le chiffre a été fourni par nos confrères Livres Hebdo, et ne proviennent pas d'une étude de marché du SNE.