Une unité de réinsertion scolaire à Nanterre pose problème

Clément Solym - 30.11.2010

Edition - Société - ers - nanterre - élève


Au sein du tout nouveau collège Jean-Perrin de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, doit venir se nicher un établissement de réinsertion scolaire (ERS). Ces petites unités, amenées à accueillir une quinzaine d’élèves exclus à plusieurs reprises ont commencé à fleurir depuis la rentrée dans différents collèges tranquilles en grande banlieue mais aussi en province.

Toutefois, de nombreux incidents ont émaillé la communication officielle autour de la mise en place de ces fameux ERS qui doivent résoudre une partie des problèmes de violence scolaire et permettre à des jeunes en difficulté de refaire surface. Très souvent, c’est le manque de moyen pour accueillir ces élèves d’un genre particulier qui est revenu sur la table.


Jusqu’à présent, le ministère fait la sourde oreille. Et, quand l’inauguration du collège Jean-Perrin de Nanterre est une nouvelle fois ajournée, on répète que ce n’est pas l’ERS qui fait problème, ce sont les syndicalistes qui poussent les enseignants à faire grève alors que tous les moyens sont réunis pour permettre un bon fonctionnement de l’établissement.

On entend clairement un double discours entre les femmes et les hommes qui sont en première ligne sur le terrain et les bureaux du rectorat de Nanterre où l’on affirme que ce mouvement de grève est illégitime. Pour le premier syndicat du secondaire, le Snes, il faut fermer cet ERS qui n’est pas en mesure de fonctionner dans de bonnes conditions.