UNEQ : Amazon ne garantit pas une saine diversité culturelle pour le Canada

Clément Solym - 17.03.2010

Edition - Société - Amazon - garantir - diversité


Début mars, la nouvelle avait fait un gros plouf dans le Saint-Laurent : Amazon souhaiterait implanter un centre logistique permettant de diffuser plus rapidement ses commandes au Canada. Frayeur des acteurs culturels : on va se faire envahir par les Américains, avec leurs produits culturels bien imprégnés.

Aujourd'hui, c'est l'union des écrivains et écrivaines québécois qui tire de nouveau la sonnette d'alarme, pour appuyer les protestations de l’Association des libraires du Québec et à The Canadian Booksellers Association. (voir nos actualités en rapport juste là, sur la droite)

L'UNEQ, dans un communiqué, « s’élève contre l’établissement d’un entrepôt d’Amazon sur le territoire canadien, qui se ferait au détriment des règles de protection culturelle, qui visent à empêcher la prolifération de la culture américaine et à protéger la culture canadienne ».

Selon elle, la requête formulée par Amazon et que le gouvernement canadien doit encore valider (ou non) présente bien évidemment des risques tangibles pour la librairie indépendante du Québec, « alliées majeures dans la diffusion de la littérature québécoise ». De plus, Amazon et sa logique expansionniste grandissante prendraient une part plus importante encore sur le marché du livre au Canada. Cette dernière « ne saurait être garante d’une saine diversité culturelle ni de la défense adéquate de la culture québécoise contre l’envahissement des produits culturels étrangers, particulièrement américains ».

Redoutant l'effet pervers constaté aux États-Unis, qui a conduit à la fermeture de plusieurs établissements, de même qu'au Canada, encore protégé cependant, l'UNEQ avertit que si le gouvernement donnait son aval, se serait la porte ouverte à toutes les fenêtres. Ainsi, elle redoute que « l’installation d’un nouvel entrepôt au Canada ne lui permette de dicter encore plus ses conditions aux divers intervenants de la chaîne du livre : auteurs, éditeurs, distributeurs et libraires ».

Et l'UNEQ d'en appeler que ministre du Patrimoine canadien, James Moore, pour rejeter la demande du cybermarchand, et « empêcher son installation physique en territoire canadien ».

De son côté, Amazon a dernièrement répondu aux critiques, en avançant que cet entrepôt permettrait de réduire les coûts des frais de livraison, tout en créant des emplois. Évidemment.



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