Universités : Pécresse cingle ''l'opportunisme politique'' du PS

Clément Solym - 27.04.2009

Edition - Société - Pécresse - universités - PS


Une université sur quatre n'assurera pas les examens aux dates originellement fixées, a annoncé le ministère de l'Enseignement supérieur, mais plutôt que de faire amende honorable et de tourner plusieurs fois sa langue dans sa recherche - du temps perdu ? - Valérie Pécresse a attaqué... le PS.

« Avoir un parti de gouvernement, comme le parti socialiste, qui ne condamne pas les violences, qui ne condamne pas les blocages universitaires, qui n'appelle pas à la reprise des cours et à la tenue des examens, excusez-moi, mais ça me choque », a-t-elle lancé sur RTL hier matin.

Et de reprocher « l'opportunisme politique » autant que la « peur de se faire dépasser sur sa gauche », qui ont fait planer un mutisme assourdissant, en ne se prononçant pas sur les violences universitaires. De même, le PS n'a « pas condamné les dégradations, n'a pas appelé au déblocage des facs, n'a pas appelé à la reprise des cours, n'a pas appelé à la tenue des examens, ne s'est pas prononcé sur la valeur des diplômes ».

Alors quelles valeurs universitaires et quelle valeur de l'université le PS défend-il, s'interroge la ministre ? Et côté Nouveau Parti Anticapitaliste, elle en remet une couche sur Olivier Besacenot qui aurait attisé les tensions. « Le parti de M. Besancenot est très présent dans les universités et dans un certain nombre de manifestations », conclut Valérie, pour qui le NPA n'est pas loin derrière ces mouvements sociaux qui ont frappé l'université.