USA : les éditeurs se dotent de filiales numériques, et pas pour rien

Clément Solym - 18.07.2012

Edition - Les maisons - livre numérique - filiales de maison d'édition - impression à la demande


Publishers Weekly fait le point sur la conversion des éditeurs traditionnels au numérique, qui se concrétise notamment par la création de filiales entièrement dédiées à l'édition directe au format ebook. Penguin, Hachette, Harlequin ou HarperCollins : tous les vieux de la vieille se mettent au « digital » pour des textes  inédits ou des rééditions, parfois disponibles en impression à la demande.


La branche numérique de Penguin consacrée aux polars



Tous les éditeurs s'accordent sur un point : le numérique est aussi bien traité que son cousin le papier, d'autant plus qu'il commence sérieusement à peser outre-Atlantique où il est devenu le support principal de la fiction pour adultes, avec 30 % du marché... (voir notre actualitté) « Il ne s'agit pas d'une maison d'édition junior. La même équipe qui travaille sur les titres papier travaille chez Impulse » explique Lucia Macro à propos de la filiale numérique de Harper Collins.

 

Si le numérique était encore réservé aux miettes du papier il y a quelques mois, la situation a depuis considérablement évoluée : 80 % des publications d'Impulse sont originales, tandis que Forever Yours, la filiale de Hachette, s'est spécialisée dans les novellas, à mi-chemin entre nouvelle et roman. InterMix, branche numérique de Penguin, fait dans les bits et l'érotique avec un feuilleton publié en 8 parties tout au long de l'été.

 

Les pulps, ces feuilletons publiés sur du papier bon marché, reviennent en force grâce à l'édition numérique, particulièrement adaptée à la paralittérature en raison de ses faibles coûts de fabrication et de distribution. Penguin, encore lui, va ainsi faire revivre le catalogue de la maison Dutton Guilt Edged Mysteries (DGEM), qui a publié de 1947 à 56 des auteurs cultes comme Mickey Spillane ou Max Allan Collins. Dans les maisons d'édition, on regarde également de plus en plus vers les plateformes d'auto-édition, qui promettent beaucoup avec le succès d'EL James, qui en fait rêver plus d'un. « Il y a beaucoup de talents dans la nature, et très peu d'obstacles pour les atteindre, le numérique nous permet d'essayer sans compter » assure Ben Sevier, directeur éditorial de DGEM.

 

Du côté des contrats, l'éditeur signe généralement sans verser un sou d'avance à l'auteur, mais lui assure en échange 20 à 30 % sur les 10 000 premières ventes, puis 50 % sur les suivantes. Le versement d'un à-valoir dans le numérique n'est donc pas la règle, et c'est généralement au moment d'un passage au papier qu'un auteur originalement numérique se verra proposer des espèces sonnantes et trébuchantes avant la parution du livre.

 

À ces filiales spécifiquement numériques se joignent de plus en plus des services d'impression à la demande. Pour l'instant, il faut compter un délai d'au minimum un mois entre la sortie du titre numérique et sa mise à disposition au format papier via l'impression à la demande, mais la plupart des maisons se mettent la pression pour proposer les deux supports simultanément.




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