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USA : malaise dans les services de prêts d'ebooks en bibliothèque

Clément Solym - 19.01.2012

Edition - Bibliothèques - Bibliothèques - Ebooks - Prêts


Aux États-Unis, la tendance est à se doter de catalogue d'ebooks dans les bibliothèques (notre actualitté). Alors que pour certains, les livres numériques sont la raison pour laquelle de plus en plus de gens lisent, les bibliothécaires jugent que le prêt d'ebooks est la raison pour laquelle de plus en plus de gens empruntent des livres.

 

Alors pourquoi ce modèle ne fonctionne-t-il pas si bien ? S'interroge l'auteur et professeur Mercy Pilkington sur le site Goodreader.

 

 

 

Elles avancent deux raisons majeures : le principe de l'emprunt non-renouvelable dans un temps limité et la mauvaise compréhension du concept d'utilisation des lecteurs ebooks.

 

Le premier problème est que lorsqu'un abonné d'une bibliothèque emprunte un livre numérique aux Etats-Unis, il ne peut le faire que dans un temps limité (environ 20 jours), après quoi son ebook est automatiquement rendu à la bibliothèque. Il n'a pas non plus le droit de l'emprunter immédiatement une seconde fois, la liste d'attente étant généralement trop longue. Et peu importe s'il l'a achevé sa lecture.

 

Le second problème est que les consommateurs du numérique ont l'habitude de télécharger leurs produits dans l'instantané, ce qui n'est pas possible pour les livres numériques disponibles dans les bibliothèques américaines, toujours à cause de ces longues listes d'attente.

 

En effet, selon un article du Washington Post publié dimanche, la bibliothèque de Fairfax avait une liste d'attente de 288 clients pour obtenir emprunter le nouveau livre de John Grisham, avec seulement 43 copies disponibles.

 

L'auteur suggère donc que les bibliothèques disposent de plus de titres numériques d'un même ouvrage. Selon elle, les livres numériques ne sont pas des objets que l'on passe de personne à personne, le système de prêt doit donc s'adapter en conséquence et commander un nombre de copies numériques beaucoup plus élevé que les versions papiers.

 

Une nouvelle question s'impose alors : quelle part de budget consacrer au livre numérique et à son équivalent papier ?