Vague de protestation contre Amazon : le blog officiel Contre !

Clément Solym - 03.12.2010

Edition - Société - amazon - critique - opposition


Un juge du prix du meilleur livre traduit en anglais a lancé le blog « Against Amazon » (Anti Amazon). Un seul petit truc nous chiffonne. Il semblerait que le géant du commerce en ligne sponsorise l’évènement.

Jeff Waxman, libraire, mais également juge du prix, nous annonce d’entrée la couleur. « Des archives en ligne pour informer les consommateurs des dangers rencontrés en faisant affaire avec le géant » est la phrase qui orne le blog. « Anti amazon » est un projet collaboratif, où tout le monde peut mettre son grain de sel, raconte Mobylives.


D’ailleurs, tout le monde le met, son grain de sel. Le mois dernier, L’éditeur Melvillehouse s’est retiré du prix suite à l’annonce du financement d’Amazon : « Nous étions attristés – et déconcertés – par l’annonce soudaine la semaine dernière que la récompense serait maintenant financée par Amazon.com », Waxman se dit du même avis et trouve que « lorsqu’on est obligé – par bon sens et pour la croissance de l’entreprise - d’accepter de l’argent ou de l’aide d’une entreprise qui a violé notre culture sans scrupules, c’est un échec ». (notre actualitté)

Anatomie d'un monstre ?

Hier, la couverture du Boston review était un article sur « les complots des prédateurs de prix » dans le domaine du livre. Onnesha Roychoudhuri, l’auteure, affirme que les grandes chaînes ont commencé et que c’est maintenant Amazon qui culmine.

Elle cite Jeffrey Lependorf, le directeur exécutif du conseil des magazines et presses littéraires : « Je crois que même les employés d’Amazon diraient qu’il s’agit essentiellement d’un vendeur de gadgets qui s’est trouvé commencer par les livres. Beaucoup de gens comme moi diront qu’on ne peut vendre un livre comme on vend une boîte de conserve ». Mais, conclut Roychoudhuri, « à moins que les éditeurs ne se défendent, Amazon va mener la logique des chaînes à sa conclusion. Ainsi, les éditeurs et lecteurs sauront finalement ce qui se passe quand on vend un livre comme si c’était une boîte de conserve ».

Reste à savoir comment la situation va se démêler, car à ce jour Amazon est toujours le financeur de la récompense de 5000 $...