Valérie Pécresse publiquement attaquée par l'Unef

Clément Solym - 08.11.2009

Edition - Société - Pécresse - unef - action


Alors que la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se trouvait au sein d’une convention sur le thème du logement à Paris, des étudiants appartenant au syndicat Unef ont fait irruption dans la salle dans le but de remettre à Valérie Pécresse le « Prix de la destruction » concernant les logements étudiants en France.



C’est alors que d’autres syndicalistes ont distribué au public des tracts pour dénoncer l’opération de destruction de grande ampleur qui touche actuellement la cité universitaire Jean-Zay d'Antony (Hauts-de-Seine), l’une des plus importantes d’Europe.

Ce parc, composé de plus de 2000 logements étudiants construits au début des années 50 (majoritairement des chambres vétustes de 10 m2), doit voir la destruction d’un de ses bâtiments, ce qui équivaut à la disparition de 548 chambres. Pour la ministre de l’Enseignement supérieur, cette opération permettra de sortir les étudiants de logements comportant de l’amiante, précisant au passage que chaque locataire sera relogé.

Valérie Pécresse assure avoir signé, en forme de contrepartie, une convention « avec le conseil général des Hauts-de-Seine prévoit également un engagement du conseil général pour construire 3.000 logements, avec un objectif de 1,2 logements construits pour 1 détruit et avec des chambres de 14 m2 au lieu de 10 m2 et qui seront aux normes » rapporte l’AFP.

Si Valérie Pécresse est mise en cause pour laisser faire cette opération, c’est aussi et surtout Patrick Devedjian qui est attaqué. En effet, le président du conseil général des Hauts-de-Seine, se bat déjà depuis plusieurs années pour réduire les dimensions de la cité universitaire d’Anthony, ville dont il a été longtemps maire.

L'Unef met en ligne sur son site un lettre ouverte à Valérie Pécresse afin de protester contre l'ensemble de sa politique concernant l'enseignement supérieur.