Valérie Trierweiler : 'Première dame, je n'avais pas choisi de l'être !'

Louis Mallié - 15.04.2014

Edition - Société - Trierweiler - Deloche - Humanitaire


Dans sa préface du livre La glace à la vanille, du professeur Alain Deloche Valérie Trierweiler revient sur son rôle de Première dame de France. Était-ce le bon endroit pour le faire ?

 

 

French President on a state visit in South Africa, 14 October 2013

Valérie Trieweiler, lors d'une visite en Afrique du Sud

GovernmentZa CC BY-ND 2.0

 

 

On le saura : Valérie Trierweiler ne voulait pas de la place de Première dame de France, le rôle lui a été imposé. « Nous étions alors au début du quinquennat, et je m'interrogeais sur le sens de l'engagement qui devait être le mien. Première dame, je n'avais pas choisi de l'être », s'exclame-t-elle.

 

Clamant à sa décharge l'absence de statut juridique pour la Première dame, elle met en avant le rôle que sa place lui permet désormais de jouer : «  Or, même si aucun statut juridique ne définit le rôle d'une première dame, en revanche, la tradition, veut qu'elle se penche, sur le sort de ceux - et ils sont nombreux - qui lui écrivent, parce que désespérés de constater que la société les laisse au bord du chemin ». Un engagement humanitaire pris à coeur donc.

 

Quand bien même, elle ne manque pas d'insister à propos de son rôle : « Je l'étais devenue par la force de l'histoire, parce que j'étais la compagne du président nouvellement élu ». Drôle de confession, d'autant plus que l'ouvrage du cofondateur de Médecin sans Frontière, semble quant à lui être d'un tout autre registre - à en juger par la quatrième de couverture : 

Une petite fille du Congo avait accidentellement avalé de la soude caustique mise dans une bouteille de soda. L'œsophage brûlé, elle devait être alimentée par une sonde fichée dans l'estomac. Elle avait un rêve, lancinant : manger à nouveau un jour une glace à la vanille… Grâce à une chaîne de solidarités, elle a pu être opérée à Paris : « Je lui ai apporté sa glace à l'hôpital », raconte le professeur Deloche. 

 

À la lecture, on n'aurait pas cru que ce soit le genre de préface attendu. Aussi, rôle voulu ou pas, l'ex-première copine de France (pour reprendre le mot de la chroniqueuse Sony Chan sur France Inter) n'aura donc pas pu s'empêcher d'attendre sa propre autobiographie pour parler d'elle...

 

Qu'elle n'en dise pas plus. Ou il ne lui restera rien.