Vargas Llosa présente son adaptation théâtrale du Décaméron

Julien Helmlinger - 23.01.2015

Edition - International - Vargas Llosa - Boccace - Théâtre


Ce jeudi à Madrid, à l'occasion d'une conférence de presse, l'écrivain Mario Vargas Llosa a présenté Les contes de la peste, son adaptation théâtrale inspirée du Décaméron de l'italien Giovanni Boccaccio, et sa centaine de contes. Le prix Nobel de littérature péruvien s'est aussi exprimé à propos du terrorisme, « une peste de notre époque (qui) prend plusieurs formes, religieuses, politiques ».

 

 

Un conte du Décaméron par John William Waterhouse 

 

 

Dans le contexte actuel, l'auteur de La guerre de la fin du monde estime également que « le terroriste, d'une certaine manière, est le grand protagoniste du XXIe siècle pour l'attention qu'il suscite ». Mais de la terreur, l'écrivain confie en ressentir également en montant sur les planches de théâtre. Il y apparaît parfois pour des lectures, depuis la représentation de son Odyssée d'Homère en 2006.

 

À l'occasion de cette nouvelle œuvre théâtrale, inspirée de la centaine de contes de Boccace, Vargas Llosa interprète un noble du XIVe siècle. Une expérience qu'il juge « terrifiante. Je me sens nerveux, très nerveux, terrorisé, apeuré, paniqué, je me demande chaque jour si c'est de la folie de m'être lancé là-dedans, et en même temps, c'est si stimulant, excitant, c'est une expérience si nouvelle, si rajeunissante ».

 

« Certains des contes sont adaptés avec beaucoup de liberté, sans être totalement fidèles à l'original, c'est-à-dire en découpant les histoires, parfois en les allongeant, en ajoutant ou faisant disparaître des personnages », précise le Nobel de littérature péruvien, relayé par l'AFP.

 

La scène est aménagée pour représenter la Villa Palmieri, et son jardin, où Giovanni Boccaccio et quatre autres personnages s'isolent pour tenter d'échapper à l'épidémie de peste noire qui sévit à Florence en 1348. L'écrivain campe le rôle du duc Ugolin, qui va tenter d'échapper à la catastrophe, au moins par la pensée, en racontant des histoires. Ce qui n'empêchera pas la peste de s'étendre à toute l'Europe.

 

Du 28 janvier au 1er mars, la pièce est jouée au Theâtre espagnol de Madrid, dont la salle a été totalement remaniée afin que la scène se trouve dans l'espace centrale, entourée du public.