Vendre des appareils c'est bien. Vendre du contenu c'est mieux.

Clément Solym - 22.08.2011

Edition - Société - kindle - parts - marche


Le service de publication directe d’Amazon ne fonctionne qu’en six langues. Le Kindle est en vente dans plus de 170 pays. Dans la plupart des pays où le Kindle est vendu, il n’y donc pas ou peu d’offre disponible légalement et facilement pour les locaux. Ce faisant, soit Amazon encourage la piraterie, soit l'entreprise perd des parts de marché.

 

Pietr Kowalsky est un auto-éditeur de nouvelles pour geeks et nerdies, qui tient un blog sur les ebooks et en vend quelques-uns. La politique d’Amazon envers d’autres langues que les six langues européennes les plus parlées l’inquiète, car elle risque de faciliter la prise de mauvaises habitudes par les populations privées d’offre adaptée.
 

 

Le Kindle se vend comme des petits pains, mais l’offre de contenu, pour les populations exclues par Amazon, ne grandit pas concomitamment. Pourtant le Kindle a le grand avantage de rendre l’achat légal plus facile que le piratage.

On obtient directement à partir de l’appareil un nouveau livre en un ou deux clics. Mais sans offre légale digne de ce nom, la mémoire de l’appareil sera remplie de contrefaçons. Les gens préfèrent lire dans leur langue que d’être obligés de passer une langue étrangère.
 

Les clients honnêtes peuvent aussi se rediriger vers la concurrence. Kobo et Barnes & Nobles vendent des appareils plus interopérables que le Kindle. Leurs appareils supportent l’EPUB, et peuvent aussi acheter à partir d’autres plates-formes que celles officielles. 
  

Amazon aurait tort de négliger des marchés qui explosent. Le nombre d’ebooks disponibles en Pologne en dehors du Kindle a quadruplé en un an. Les utilisateurs déçus achèteront d’autres appareils. Le prix du Kindle va baisser et les marges du géant feront de même.